Au commencement, ils étaient neuf.

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"United as One", l'ultime opus de la série, sortie le 28 juin 2016 aux éditions Harper Collins, aux USA

HUMAINS
L'être humain est complexe, paradoxal et imprévisible. Il se trouve souvent là où on ne l'attendait pas. Ses capacités restreintes n'en font pas un incapable car il value les émotions et les sentiments. Il aime acquérir les choses de ses propres mains et ressent toujours le besoin de prouver aux autres, ainsi qu'à lui-même ce dont il est capable, à tous les niveaux.
Quand bien même, de frustration, il tente d'assassiner sa propre planète et ainsi que ses frères, il n'en demeure pas moins un être particulièrement entier et unique.
GARDANES
A l'origine, les Gardanes sont des Lorics dotés de dons exceptionnels, d'Héritages, voués à défendre leur planète et leur population. Cependant, il y a à peine quelques jours, ils ont répandu l'essence de Lorien sur Terre afin de la défendre à son tour. L'entité unique a alors constitué, choisissant parmi des êtres humains du monde entier, la Garde Humaine.
De par leur coeur vaillant et pur, leur courage sans limite et leur volonté d'agir, ces nouveaux Gardanes développeront à leur tour des dons extraordinaires et l'avenir de leur propre planète dépend d'eux. À grands pouvoirs, importantes responsabilités.

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 [CLOS] [Abelone/Camille] A Little Bit of Space

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A Little Bit of Space
avec Abelone & Camille


Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Après la journée mouvementée d'hier, Camille avait été peu ravie de savoir qu'elle allait rentrer dans une chambre prévue pour une personne, où trois autres suisses l'attendaient. En réalité, elle avait été si exténuée suite aux évènements du jour précédent qu'elle n'avait qu'une envie: dormir. Et elle n'était pas persuadée qu'elle y arriverait avec tous les ronflements, et le fait que chaque fois que quelqu'un devait aller aux toilettes, il devait marcher au-dessus d'au moins un corps endormi.
La rousse ayant été la plus proche de la porte, elle s'était déjà reçue plusieurs coups de pieds de personnes trop endormie qui avaient oublié qu'elle était là. Au final, elle n'avait presque pas dormi, s'était réveillées avant tout le monde et était sortie dès qu'elle s'était un peu reposée. Limite, elle aurait voulu se prendre une chambre d’hôtel seule, mais tout comme son passeport perdu, elle n'avait presque plus d'argent et était donc coincée dans une chambre trop petite pour son nombre d'habitants.

Heureusement, le frère aîné de son ami - et celui qui les hébergeait - avait passé le temps où la rousse était absente à chercher dans ses amis des gens prêts à accueillir l'un des suisses perdus, pour alléger sa propre charge, mais surtout pour offrir un peu plus d'espace à tout le monde. Ainsi, il avait été décidé que le lendemain matin, Camille irait voir sa "nouvelle chambre" qui appartenait à une certaine Abelone, apparemment assez gentille pour partager sa chambre avec une personne qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam.
Camille aurait été tout à fait reconnaissante de cet altruisme si elle n'avait pas été simplement exaspérée par tout ce qui s'était passé, et avait prit la nouvelle avec assez peu d’enthousiasme. Mais étonnement, elle avait particulièrement bien dormi, surtout parce qu'étant exténuée, elle s'était endormie comme une masse, et aucun ronflement ne l'avait réveillée, et apparemment, personne n'avait oublié que la rouquine dormait droit devant la porte.

C'était donc de bien meilleure humeur qu'elle se réveilla, dit au revoir à ses deux amis, remercia celui qui l'avait logé ces derniers jours, et fila la valise sous le bras et un toast dans la bouche pour aller rencontrer sa nouvelle "colocataire". Avoir un peu plus d'espace était idéal à présent, et surtout, vu qu'elle ne seraient plus que deux, la jeune fille aurait peut-être un peu plus de temps pour entraîner sa télékinésie si sa logeuse sortait en la laissant seule.
Ne voulant pourtant pas faire mauvaise impression, Camille termina son petit-déjeuner (le toast), et s'attacha rapidement les cheveux dans une queue de cheval haute, vu qu'elle ne s'était pas douchée le matin, trop heureuse de quitter son ancienne chambre et voir sa nouvelle. Elle s'était dit qu'elle prendrait une douche plus tard, espérant faire connaissance avec Abelone autour d'un véritable petit-déjeuner. Il était encore tôt le matin, donc elle ne pensait pas que l'étudiante aurait déjà mangé, à moins qu'elle soit vraiment lève-tôt.

Camille toqua alors à la porte de la chambre, attendant que cette dernière s'ouvre, entendant quelqu'un s'activer dans cette dernière. La rousse se demande tout d'abord si elle n'avait pas réveillé Abelone, bien que le frère de son ami lui avait juré qu'elle serait probablement déjà levée à cette heure-ci, et était bien au courant que la Suissesse allait venir la voir dès le matin. Il avait même dû lui envoyer un message quand elle était partie de la chambre pour lui rappeler que la rouquine venait.
Quand enfin la porte s'ouvrit, la rousse faisait face à une fille qui avait quelques années de plus, le ton basané et les cheveux noirs, des yeux brun clignant en même temps que ceux de la même couleur de Camille. L'ouverture soudaine de la porte avait prit la lycéenne un peu de revers, ce qui fit que pendant quelques secondes, elles restèrent toutes deux plantées là à se regarder dans les yeux. C'est alors que la rousse se reprit, afficha un large sourire et avança sa main droite, tout en se présentant - dans son accent que personne ne savait jamais d'où il sortait, vu qu'il ne sonnait pas du tout français :

« Salut! Je suis Camille. »

Et c'est comme ça qu'elle rencontra encore une autre Gardane humaine, la troisième en deux jours. Le destin - ou le hasard, ou encore Lorien - fait bien les choses, que Camille soit tout d'abord là pour les attentats de New York, puis se retrouve à Chicago où se regroupent les autres Gardanes. Puis qu'elle en rencontre deux dans un restaurant et enfin, que la troisième devienne sa peut-être future colocataire. Peut-être que plus tard, elle vous dira que c'est dément, que ça n'a pas de sens, ou alors qu'ils étaient tous liés de toute façon. Mais pour l'heure actuelle, la suissesse ne sait rien de tout ça: elle ne fait que rencontrer une jeune femme altruiste qui lui offre un toit pour quelques nuits...

[HJ: Je mets ce RP entre nous deux au 2 Avril 2011 si ça va avec toi Wink ]

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A little bit of space.

I feel a little lost in this world, I try a little noise and choke
I've honestly never felt this alone. Oh, I just need someone
I need a little room to breathe, you're making this hard for me
« Je te rappelle qu'à la base si t'es là c'est que j'ai besoin de toi... J'en reviens pas que t'essayes de me la faire à l'envers, Cael et que ce soit encore à mon tour de te filer un coup de main ! » Le blond roule des yeux. Il comprend l'énervement de la danoise qui ne l'a jamais lâché à chaque fois qu'il a besoin d'elle mais ce qu'elle demande est simplement hors de portée. Rejoindre New-York, et puis quoi encore ? C'est beaucoup trop dangereux, un road trip qui n'est pas du tout taillé pour lui. Il n'est pas prêt à prendre ce genre de risque, même pour elle… Il a tenté de la dissuader, trouver des arguments  qu'elle ne serait pas en mesure de réfuter mais Abie a perdu son implacable logique. Aller dans la ville dévastée, faire tout ce qui est possible pour retrouver son paternel, c'est devenu un besoin vital, une obsession viscérale. Il la connait, elle est beaucoup trop déterminée pour laisser quiconque entraver le chemin qu'elle se trace. Il a peur pour elle, il lui a dit, mais la brune n'en a cure. « Tu sais bien que ce que tu me demandes est impossible, merde. Que tu veuilles risquer ta vie, ok, si c'est vraiment ce que tu veux. Mais t'as pas le droit de m'embarquer avec toi, de jouer avec la mienne. Puis j'ai des exams à passer… » «Rien à foutre de tes partiels, on entre dans un conflit intergalactique si t'avais pas compris. Tu as vu comme moi les images de New-York, que penses-tu qu'il va se passer ici ? On se fera décimer avant d'être diplômé… Crois-moi, s'il y a bien une ville qui est sûre dans tout le pays c'est NYC, y'a plus rien à saccager là-bas, tout est déjà détruit. » Un voile de tristesse se pose dans les prunelles de l'adolescente et des larmes dévalent ses pommettes quand la violence des images revient à son esprit. Plus les jours passent, plus les espoirs de revoir son père en vie s'amenuisent. Le blond tente une approche maladroite mais finit par prendre son amie dans les bras pour la consoler. « Merde Cael, toi aussi t'y as laissé tes amis, ta famille, tu ne veux pas savoir ce qui leur est arrivé ? » Il n'ose pas lui avouer qu'il est beaucoup moins optimiste qu'elle, qu'après six jours sans nouvelles et même s'il n'arrive pas tout à fait à le réaliser, revoir leur visage lui semble un rêve impossible. « Écoute, je ne peux pas t'aider mais je connais pas mal de monde maintenant ici, je peux te trouver le gars taillé sur mesure pour ta mission impossible. Faudra certainement y mettre le prix mais tu trouveras un protecteur en plus d'un chauffeur et je ne sais pas ce que tu risques de trouver là bas… Tu débarrasses la chambre de mon mec d'un tiers de ses suissesses et je te garantis que tu peux préparer ton voyage parce que dans une semaine t'es partie, deal ? »  

Elle a accepté, car même un espoir infime de quitter cette ville reste quelque chose à quoi se raccrocher et c'est tout ce qu'elle demande pour le moment. Y croire encore, garder espoir. Elle sombrerait totalement si elle perdait toute perspective de s'échapper pour retrouver Silius. Elle n'a pas réalisé tout de suite ce que ça impliquait. Vivre avec quelqu'un. Un être avec des yeux pour voir. Des oreilles pour entendre. Pour l'espionner elle et ses étrangetés. Elle qui fait valser ses tasses de cafés à travers la pièce à la moindre contrariété, elle qui fait léviter son réveil dès qu'elle se fait surprendre par le sommeil. Elle qui a peur de ce qu'elle est en train de devenir, qui ne comprend pas ce qui lui arrive et dont le manque de sommeil empêche de construire tout raisonnement censé. Elle qui pense qu'elle est peut-être contaminé par les aliens et qui s'attend à tout moment à perdre face, à ne plus se reconnaître dans le miroir, à devenir la marionnette d'une puissance qu'elle ne peut quantifier. La danoise se rassure en se disant que ce n'est que provisoire, ou l’exilée finira par trouver une meilleure solution, ou c'est elle qui finira par partir, sans peut-être jamais revenir... Et dans le fond, apporter son aide lui parait légitime. Dans d'autres circonstances, elle se serait proposée d'elle-même pour héberger les jeunes filles. Elle ne peut que comprendre leurs peurs, leurs douleurs et prend à coeur de les en soulager, au moins un peu.

Quelques heures plus tard, le cerveau engourdit par le poids de ses propres problèmes, elle en a presque oublié cette conversation, cette étrangère qui s'installe dans sa vie. Sa chambre est un champ de bataille, le terrain de jeu d'un combat qu'elle mène contre elle-même. Contre cette capacité contre nature qu'elle déteste déjà, qu'elle n'a jamais voulu et dont elle voudrait se débarrasser. Ce pouvoir qui la coupe des autres et l'enferme encore plus dans une solitude qui s'est installée depuis que son père a disparu. Depuis qu'elle a tué le chat. Putain, ce chat. Depuis que son petit-ami lui a tourné le dos pour mieux parler sur le sien. Pour mieux lancer des rumeurs vomitives. Pour mieux la rabaisser en exposant à tous l'intimité de ce corps qu'elle lui avait offert. Enfoiré. Elle n'a plus remis les pieds à la fac depuis, doute totalement de l'intérêt de s'y pointer encore. Elle aime étudier mais dehors, c'est la guerre. A quoi peut bien servir d'avoir une tête pleine si c'est pour qu'elle finisse explosée ? Des objets aussi brisés que sa psyché jonchent le sol, résultat d'une télékinésie qu'elle ne maîtrise pas et qui se manifeste toujours au moment les moins opportuns. Elle panique quand elle l'entend frapper à la porte, quand elle vérifie son téléphone et qu'elle remarque le message de Cael envoyé il y a plus d'une heure et qu'il lui intime de profiter de ses derniers instants de solitude. Merde, merde, merde ! La peur lui noue l'estomac, les nuits blanches pèsent sur son encéphale, elle ne contrôle plus rien et à chaque fois qu'elle essaie de mettre de l'ordre en jetant les objets fracassés, ils lui échappent et volent jusqu'à l'autre bout de son dix-huit mètres carré. « Une minute, j'arrive. » Elle tente de se calmer, respire calmement, fais le blanc dans son esprit, s'imagine un paysage calme, le lac autour duquel elle a passé une partie de son enfance. La plénitude revient, ses facultés aussi. Elle parvient à ranger grossièrement, elle met tout dans un sac, fera le tri après. Elle ouvre la porte de son chez elle sur la rouquine qui semble décontenancée mais qui finit par s'annoncer. Abie la détaille un instant, elle est fidèle au portrait que Cael en a brossé. Une fille polie et effacée, au visage doux, un peu perdue mais qui ne devrait pas être une source d'emmerdes. Tant mieux. Se faire protectrice pourrait l'occuper un instant, lui permettre de tenir le coup, mais ses problèmes lui marquent la peau au fer rouge, elle ne peut s'en défaire, elle ne peut être autre qu'égoïste. « Excuse-moi, je traînais encore en culotte. Cael m'a dit que tu serais là tôt, mais je sais qu'on n'a pas la même définition de ce mot. Entre et fais comme chez toi. » Abe se décalle pour laisser sa cadette découvrir les lieux. Une chambre pas si mal rangée et cosy, où trône dans tous les coins les reliques de ce qu'était la vie d'Abie. Un portrait au fusain d'elle et sa soeur, des photos de ses amis, de sa famille, des sourire heureux de quand les temps étaient encore doucereux... La bonne surprise, ce qu'il y a un deuxième lit et que la brune n'a aucune colocataire. "Erreur de l'administration" qu'ils lui ont dit, mais elle sait que c'est à son père qu'elle doit ce supplément de confort. « Le lit est pour toi et tu peux mettre tes affaires dans l'armoire... Enfin si tu as pu les récupérer... Tu dois être un peu plus petite et menue que moi mais je dois avoir quelques robes qui devraient être à ta taille. Tu peux les prendre si tu veux, elles ne me manqueront pas. » Naturellement bienveillante, la demoiselle essaie autant que possible de mettre l'étrangère à son aise, de la traiter comme elle voudrait qu'on le fasse pour elle si les rôles étaient inversés. Elle essaie de se mettre à sa place, de laisser parler l'empathie, elle ne peut pas comprendre tout à fait, mais Abie ne s'est jamais sentie aussi seule. Et abandonnée. Et perdue. Et impuissante. « T'étais à New-York, c'est ça quand... C'est arrivé ? » Sa délicatesse légendaire n'est pas longue à se manifester mais cette question lui trotte dans la tête depuis que Cael lui a parlé de la rouquine. Elle veut savoir, elle veut comprendre et les images sont tellement délirantes qu'elle n'arrive pas à y croire.      
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avec Abelone & Camille


Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Un peu déçue, Camille baissa sa main que la jeune femme n'avait pas serrée, suivant simplement ses mouvements de ses yeux, et essayant de comprendre les mots qu'elle lui lançait. Il fallait dire que la jeune rouquine avait parlé toute la matinée en français, et qu'elle n'avait pas encore rencontré à Chicago de personnes qui parlaient aussi vite que la brune. Elle semblait mitrailler Camille de mots, et bien qu'elle les comprenait tous, il fallait à la suissesse une seconde pour se remettre dans le bain et remettre dans sa tête, dans une phrase cohérente, ce que lui disait Abelone.
C'est pourquoi, Camille avait encore un petit air perdu alors qu'elle rentra dans la chambre, mais qui se changea rapidement dans un grand sourire et de l'admiration. La chambre était PAR-FAITE! Son propre lu, un univers bien rangé et on pouvait voir les pans de vie de son habitante un peu partout, mais sans que ce soit trop étouffant. La jeune fille pouvait très bien se voir vivre ici pendant un petit moment, tout du moins les temps que tout le monde reprenne ses esprits et qu'elle puisse partir à l'ambassade pour rentrer chez elle. Malgré tout ce qui s'était passé la veille, la rouquine n'avait aucune intention de rester à Chicago. Tut ceci resterais provisoire, ou tout du moins c'est ce qu'elle se disait pour se convaincre.

Passant à côté d'Abelone, la rousse roula sa valise jusqu'au lit, observant ce dernier et les alentours, tournant légèrement sur elle-même. Enfin, elle posa de nouveau ses yeux sur la brune qui lui disait qu'elle pouvait utiliser tout ce qu'elle voulait dans l'armoire, au cas où elle n'avait rien. Heureusement, lors de sa fuite de New York, Camille et ses amis revenaient d'une séances de shopping, alors si le passeport encore à l'hôtel détruit avec un bon nombre de choses (notamment les ordinateurs) étaient encore sous les décombres, la rousse avait eu de quoi s'habiller, avait reçu au refuge une valise pour tout y mettre, et avait encore son portable, son porte-feuille (avec sa carte d'identité dedans) et quelques effets personnels... Mais surtout de quoi s'habiller.
La suissesse se rappelait encore comme elle avait emmené peu de choses avec elle pour faire la parce pour tous les habits, souvenirs et autre broutilles qu'elle pensait ramener en Suisse depuis les US. C'était bien, car elle n'avait perdu pas trop de choses personnelles, mais en même temps, elle avait perdu son moyen de partir de là, de rentrer, mais dans un sens, elle n'avait rien perdu de sentimental. Ce n'était que des choses matériel, elle n'avait emporté rien d'important, elle était en vie.

C'est bien pour ça qu'à la mention subtile de ce qui lui était arrivé - Camille ne s'était pas vraiment rendue compte avant ça qu'on aurait raconté à Abelone que les trois suisses venaient tous droit de New York - son comportement n'avait pas changé. Elle n'avait pas envie d'en parler, mais heureusement ce n'était pas le sujet. C'était juste une gentillesse, un peu d'altruisme, et la rousse n'avait pas envie de voir plus loin que ça. Alors elle lui sourit simplement, lançant:

« C'est génial, merci ! »

Camille s'assit sur le lit, voyant avec contentement que le matelas était confortable. Elle n'aurait donc pas à se plaindre, et enfin son dos aurait un peu de repos après les nuits au refuge sur des matelas pneumatiques et dans des sacs de couchage, ou par-terre devant la porte de la chambre d'étudiante dans laquelle elle était. l n'y avait plus qu'à espérer qu'Abelone ne ronfle pas, mais elle n'oserait pas trop en demander.
La rousse était encore en train de files les yeux sur les nombreuses photos de la brune avec des amis et ce qui semblait être sa famille, un peu curieuse mais sans vouloir fouiner, ne voulant pas poser trop de questions à son hôte, jusqu'à ce que le silence soit coupé par cette dernier lorsqu'elle lui demandait si elle était à New York lors des attentats. L'américaine ne l'avait pas dit clairement, mais quoi d'autre d'important était arrivé là-bas ces dernières semaines mis-à-part... ça?

Camille laissa ses yeux vrillés sur une photo d'Abelone, ne voulant surtout pas penser à ce qu'elle avait fuit en venant à Chicago. Ça n'avait pas été joyeux, et en vérité, son cerveau avait fait le plus gros du travail avec l'adrénaline: elle avait oublié la plupart des détails, mais il serait faut de dire qu'elle n'entendait pas encore dans ses rêves la nuit les bruits de ce jour-là.
Elle n'avait pas envie d'y penser, et encore moins d'en parler. Non pas que la jeune fille ne soit pas du genre à s’épancher sur ses sentiments, mais c'était tellement loin de ce dont elle avait l'habitude, que même si elle était une adepte des sports extrêmes, elle ne voulait simplement pas en parler. Elle voulait l'oublier et rentrer chez elle - fuir - et n'en faire qu'un lointain souvenir qu'elle enfermerait en elle sans en parler.
C'est bien pour ça qu'elle répondit une réponse vague, son ton plus froid qu'avant, plus ferme. elle n'avait pas du tout envie d'en parler, et ça se voyait à son regard fermé, ses sourcils froncés, et le fait que soudainement elle se mettait à triturer un pan de sa manche.

« Ouais... »

Discussion close pour Camille.
Mais la rouquine ne voulait surtout pas commencer la relation avec la brune comme ça, surtout qu'elle avait été assez gentille pour l'inviter chez elle, la loger un moment, l'aider. Il fallait relancer la discussion et dans le bon sens, elle ne voulait surtout pas qu'Abelone regrette sa gentillesse et veuille déjà la mettre dehors après seulement cinq minutes. C'était déjà beaucoup d'accepter une étrangère dans sa vie, elle avait le droit à un peu de curiosité, même si Camille aurait de loin préféré qu'elle n'en ait pas.
C'est pourquoi, elle se força à sourire à Abelone, la regardant à présent de nouveau, et reprit timidement:

« Je suis désolée, on m'a juste dit ton prénom... Tu étudies quoi ici ? »

Ce n'était pas une question trop risquée - enfin en espérant que la brune n'était pas en train de totalement foirer ses études et que ce n'était vraiment pas le bon sujet à soulever - et elle espérait que ça permettrait au moins d'alléger l'atmosphère. Et peut-être qu'un sujet comme ça permettrait à Camille d'oublier encore une fois les ruines de la ville de ses vacances...



So that's we're going to do: I'm going to go through here and— Oh putain! NO! ERIC! STOP! *grand crash*
#BlameEric
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