Au commencement, ils étaient neuf.

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• HarperCollins va publier une nouvelle saga qui fera suite aux événements de "United as One", du point de vue de la Garde Humaine. Nouveaux héros, nouveau combat, nouveaux Héritages... Même auteur. "Generation One" sortira le 27 juin 2017 ! Pré-commandez-le dès maintenant sur HarperCollins.
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"United as One", l'ultime opus de la série, sortie le 28 juin 2016 aux éditions Harper Collins, aux USA

HUMAINS
L'être humain est complexe, paradoxal et imprévisible. Il se trouve souvent là où on ne l'attendait pas. Ses capacités restreintes n'en font pas un incapable car il value les émotions et les sentiments. Il aime acquérir les choses de ses propres mains et ressent toujours le besoin de prouver aux autres, ainsi qu'à lui-même ce dont il est capable, à tous les niveaux.
Quand bien même, de frustration, il tente d'assassiner sa propre planète et ainsi que ses frères, il n'en demeure pas moins un être particulièrement entier et unique.
GARDANES
A l'origine, les Gardanes sont des Lorics dotés de dons exceptionnels, d'Héritages, voués à défendre leur planète et leur population. Cependant, il y a à peine quelques jours, ils ont répandu l'essence de Lorien sur Terre afin de la défendre à son tour. L'entité unique a alors constitué, choisissant parmi des êtres humains du monde entier, la Garde Humaine.
De par leur coeur vaillant et pur, leur courage sans limite et leur volonté d'agir, ces nouveaux Gardanes développeront à leur tour des dons extraordinaires et l'avenir de leur propre planète dépend d'eux. À grands pouvoirs, importantes responsabilités.

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 [CLOS] [Camille/Eric/Leslie] Goodbye tranquillity

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1er avril 2011




Goodbye tranquillity
avec Camille & qui veut


Camille avait absolument besoin d'air, elle avait besoin de s'éloigner de ses amis, de la chambre d'étudiante étouffante, de toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête. En réalité, Camille avait besoin de silence, silence qui n'existait pas dans cette petite chambre prévue pour une personne, où soudainement quatre vivaient. Surtout maintenant que l'un de ses amis avait retrouvé son frère aîné, ils n'arrêtaient pas de parler, parler et parler, encore et toujours de ce qui s'était passé de New York. De la joie d'être en vie. Du délire total que c'était.
Aucun d'entre eux ne pensait que dans cette ville un peu plus tranquille et moins en ruine, il serait peut-être temps d'aller à l'ambassade suisse la plus proche et se faire rapatrier. Non pas que Camille soit vraiment inquiétée par les cours, qui d'ailleurs devraient recommencer dans peu de temps, mais c'est surtout qu'elle voulait retrouver son chez soi, rentrer chez elle et oublier tout ce qui s'était passé et ce qui était en train de se passer.

Mais ce n'était pas seulement pour s'éloigner de tout que Camille était sortie, c'était aussi pour changer d'air après avoir passé la journée à l'intérieur et... tester son nouveau pouvoir. Bien sûr, elle a lu des livres et a tout de suite pu mettre le label "télékinésie" sur ce qui se passait chez elle, mais elle se demandait encore jusqu'où elle pouvait aller, ce qu'elle pouvait faire et... pourquoi est-ce que soudainement elle avait ce don. Alors elle se dit, en plus de faire un peu de tourisme en allant voir le Chinatown de Chicago, qui après tout est proche de l'université et de la chambre étudiante, elle pouvait subtilement tester son pouvoir nouvellement acquis.
Au début, la rousse marchait simplement le long des échoppes, s'arrêtant par-ci par-là à regarder les petits souvenirs, la nourriture, et tout ce qui s'en suivit. C'est seulement lorsqu'elle était passée devant un magasin rempli de carillons qu'elle se décida à pousser l'un d'entre eux de son esprit, faisant teinter les tubes métalliques. Il n'y avait pas un pet de vent: elle savait que c'était elle.

Malgré l'envie de Camille de vouloir voir jusqu'où elle pouvait aller, elle n'était pas certaine que d'essayer de faire des choses plus extraordinaires que de faire sonner des carillons était vraiment malin. Après tout, avec ce qui s'était passé il y a quelques jours à New York, on aurait encore pu la prendre pour une extra-terrestre...
Alors tout ce qu'elle faisait, c'était faire sonner des carillons sur son passage, les laissant tinter, malgré le manque de vent. Parfois cependant, c'était un courant d'air qui la devançait, mais si on marchait dans la rue avec elle, on aurait pu croire qu'une brise la suivait.

Après un bon moment, Camille commençait à avoir faim. Elle s'arrêta devant divers stands de nourriture, avant de décider qu'elle préférait de loin manger assise, et qu'il serait mieux de trouver un petit restaurant ou s'assoir, et reposer ses pieds qui souffraient encore des jours de marche de ces derniers jours. Vraiment, en une semaine, elle avait l'impression d'avoir prit dix ans, avec toutes ces émotions, toute cette marche et cette course. Elle qui était sportive était pourtant exténuée, et ses jambes lui faisaient mal.
Même si elle avait envie d'explorer la ville, de profiter de ses vacances et de son cadeau d'anniversaire (qui, avouons-le, jusqu'à présent, étaient très mal partis), la fatigue qu'elle ressentait, tant des derniers jours qu'à cause de son petit jeu à carillons de plus tôt.

C'est donc avec un certain soulagement qu'elle trouva un petit restaurant dans une des rues adjointes à la rue principale, où elle pu s'assoir à une table à deux. Le restaurant était bien rempli, mais pas bondé, ce qui offrait à Camille une certaine tranquillité. Très vite, elle commanda des rouleaux de printemps et un porc aigre-doux avec un peu de riz cantonais, avant d'attendre en observant les gens marcher dans la rue, et les lampions chinois qui se mettaient à briller alors que la nuit commençait à tomber. Sans réfléchir, elle se mit à jouer télékinétiquement avec la paille dans son verre, tout en jetant des coups d’œils distraits autour d'elle.
Après tout, qui ferait attention à une fille aux cheveux roux et au visage parsemé de tâches de rousseurs, ou encore plus à son verre qui bougeait seule, au milieu d'un restaurant à moitié plein? Personne. Ou alors est-ce que quelqu'un l'aurait remarqué?

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Il flotte des trombes. C'est le Niagara en moins d'une heure, Chicago aujourd'hui. Mon taxi est encore au garage, je suis venu à pieds et bien sûr, je suis trempé. Ce qui est marrant, finalement, c'est la couleur que les rues prennent par un temps pareil. La lumière sur l'eau, ça donne un effet mystique et flou à cause de la pluie. Enfin, si on est un brin romantique. Moi, pour l'instant, je suis surtout frigorifié.

Je pousse la porte du restaurant alors qu'un orage se fait entendre. C'est à peine si on voit encore le jour. A croire qu'il est déjà minuit. Quand je secoue la tête, des clients se tournent vers moi en fronçant les sourcils. Ils doivent se dire que j'exagère. Mais alors mon jeu préféré commence.

Je hoche vaillamment la tête, servant à ces messieurs dames le cliché par excellence de l'asiatique débile en m'essuyant bruyamment les chaussures, les yeux en fente - encore plus que d'habitude - et le sourire en mode Joker.

"Konitshiouaaaaaaa !"

Et voilà, on se dit que je sers à rien, que je parle pas anglais - ni français - que je vais leur servir des nems roulés sous les aisselles. Toute ma vie. Je me tourne pour secouer ma veste et ma capuche, perdant mon sourire et je soupire en secouant a tête, dépité à l'idée de jouer la comédie alors que je pourrais être ailleurs à faire autre chose. A faire autre chose, surtout. Mais alors que je me passe - relativement - la main dans les cheveux, il y a cette fille rousse que je ne peux pas louper.

Déjà, elle est rousse. Et j'adore les rousses. Je vous ai parlé de ma dernière copine ? Elle était rousse. Celle d'avant était blonde. Mais je préfère les rousses. Alors forcément, je peux pas la louper. Ce que je peux encore moins louper, c'est son regard sur sa paille. Je fronce les sourcils et je vois celle-ci bouger. Un instant, je me dis que j'ai rêvé, la porte est ouverte. Je regarde derrière moi et non, elle est fermée. Je me passe une main sur le visage pour m'essuyer rapidement et je reviens sur elle. Cette fois, c'est le verre qui bouge.

Ca. C'est nouveau. Ou alors j'ai encore abusé du Cola. On a pas idée de ce que le sucre peut provoquer au cerveau.

A peine relève-t-elle la tête, de peur d'être vue que je détourne le regard pour filer vers la porte des cuisines. Et en passant à côté d'elle, discrètement, je bouge deux doigts pour faire tomber son verre, qui se casse au sol et répand le reste de sa boisson sur ses vêtements.

Si on peut plus rigoler quand on a des pouvoirs magiques, honnêtement... Un sourire en coin, je souffle sur mes doigts avant de les ranger dans leur holster imaginaire. Un petit coup d'oeil par-dessus mon épaule, un rictus et j'ouvre la porte battante pour disparaître.




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Goodbye tranquillity
avec Eric & Camille


Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Camille avait rapidement regardé du côté de la porte quand elle entendit quelqu'un entrer, se rendant compte qu'il était trempe, de la tête aux pieds. Trempe...? Oh non! Elle réalisait alors qu'elle était là, sans même un parapluie, habillée assez légèrement à cause de la chaleur des jours de printemps de Chicago, et il pleuvait des trombes! Heureusement qu'elle était dans le restaurant, au sec, mais elle ne savait pas vraiment comment elle allait faire pour rentrer jusqu'au dortoir universitaire depuis ici.
C'est un "Konnichiwa" bruyant qui la sortit de sa réflexion, se disant rapidement que ça, c'était japonais, avant de retourner dans sa contemplation de la paille et de son verre, les faisant bouger quelque peu. La rousse se demanda alors si elle pouvait faire bouger son verre d'un peu plus, juste un petit peu plus et... succès!

Le verra avait bougé bien dix centimètres, de telle sorte à ce qu'elle faillit laisser sortir un petit cri de joie, mais elle se retint, avant de regarder rapidement autour d'elle, espérant que personne ne l'avait vu soudainement se redresser, et surtout, bouger un verre par la pensée. Si quiconque ici avait été à New York durant les attentats, ils n'auraient pas vu ça d'un bon œil.
Cependant, personne ne semblait l'avoir vue, ce qui la soulagea quelque peu, et elle décida d'arrêter de jouer un petit moment (à moins que ce n'était s'entraîner?) et sirota tranquillement sa limonade, lorsqu'un serveur passa à côté d'elle et comme apr magie, elle se retrouvait aspergée de ce qu'elle buvait deux secondes plus tôt.

Par réflexe, la rousse se leva d'un bond, poussant un cri indigné, renversant la chaise en arrière, et criant en français:

« Mais bordel ! »

Camille le savait: ce n'était pas elle qui avait fait ça. Et le serveur était passé près de sa table, mais trop loin pour l'avoir poussé par inadvertance. Virevoltant, elle vit alors l'homme qui était entré trempé (et celui qui était passé près de sa table) souffler sur ses doigts et lui envoyer un sourire qui était tout ce qu'il y a de plus narquois.
À vrai dire, la jeune fille vit rouge. Et ce n'était pas à cause des mèches de cheveux qui lui étaient tombés devant les yeux. Elle était sur le doigt de suivre la personne qui venait de lui faire ce mauvais coup, se dirigeant vers les cuisines, avant de se faire arrêter par une vieille dame chinoise qui lui disait que non, les toilettes, ce n'était pas par là.

Reprenant quelque peu ses esprits, Camille s'excusa platement, suivant les indications pour aller aux toilettes, tout en jetant un regard mauvais vers les portes battantes de la cuisine.
Une fois arrivée là-bas, Camille regarda l'ampleur des dégâts: c'était collant, sucré, mais heureusement pas de couleur bizarre sur son blouson blanc, et rien de transparent. La jeune fille se mit tout de même à laver la tâche avec de l'eau et un peu de papier toilettes, pestant tout de même.

« Connard de merde. Je t'en mettrais des revolvers télé... »

Télékinétique. Oui, bouger le verre par la pensée. Oh.
Le jeune asiatique lui avait fait clairement comprendre qu'il avait été l'auteur de ce petit coup, et par la même occasion, qu'il l'avait probablement vu faire pareil. Elle avait donc trouvé quelqu'un comme elle? Ou alors un de ces aliens sous couverture? Franchement elle n'avait pas envie de savoir.
La suissesse aurait eût comme premier instinct de chercher ses affaires et de partir en courant, mais elle venait de casser un verre (même si ce n'était pas elle, mais qu'est-ce qu'elle allait dire? Qu'un mec avait utilisé la télékinésie sur elle? Qui allait la croire franchement? et avait commandé des plats. Elle devrait manger, puis payer. Et quelque part, elle espérait sincèrement que son serveur ce ne soit pas lui: comme ça, elle mangera en vitesse, payera encore plus vite, et partira au loin pour jamais le revoir. Ou on peut toujours espérer.

Avec un soupire, Camille repartit en direction de sa table, lançant un petit sourire à la dame qui repartait de sa table, ayant remit la chaise en place, ainsi que remplacé le verre de limonade cassé par un autre. La rousse se rassit simplement, soudainement nerveuse, et se mit à jouer avec sa paille, mais cette fois avec les mains. Elle ne voulait surtout pas avoir encore un autre huluberlu qui l'apercevrait  en train d'utiliser ses pouvoirs et viendrait l'embêter, soit en la traitant de sorcière (à cause des cheveux) ou d'alien (à cause de tout le reste). Et très franchement, elle aurait dû faire plus attention depuis le début.
Ses yeux pourtant, restaient fixés sur les portes battantes de la cuisine, s'attendant presque à voir l'asiatique de plus tôt en sortir, un grand sourire rieur sur les lèvres, et le plat de rouleaux de printemps de Camille dans les mains. Combien on pariait qu'il allait se moquer d'elle dans un anglais trop rapide pour qu'elle ne puisse comprendre que deux phrases?
Ouais. Comme on disait: la merde totale.

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Des jours qu'on cherchait avec Harper des traces d'autres gens comme moi. Des jours. Enfin en réalité des heures parce qu'elle travaillait. Et pour être honnête c'était surtout elle qui cherchait pendant que je tournais en rond derrière elle en jetant un œil à son écran de temps en temps. En fait j'étais chiant. La masse importante de vidéos que l'on dénichait montrait toutes les événements de New York et surtout ce blond, John Smith. Je l'avais assez vu pour savoir deux choses: il était pas dégueulasse à regarder et si je le croisais dans la rue je serais incapable de le rater. Je faisais une overdose de recherche et d'attente et c'était pas bon pour les nerfs à force. J'étais bien moins efficace que Harper pour ces recherches du coup je pataugeais plus que ce que je pouvais nerveusement supporter en l'état. J'avais besoin de bouger. Des jours que j'avais pas mis un pied hors de l'immeuble, soit avec mon père soit avec Harper. Et tout ce temps à essayer de contrôler ce que je ne voulais pas qui arrive. Je ne savais pas ce qui m'arrivais, je ne comprenais rien et ça me rendait dingue. Je voulais savoir, je voulais qu'on me dise ce qui c'était passé et pourquoi je pouvais... faire flotter des trucs. Voulais-je m'en débarrasser? Je n'en savais encore rien mais je voulais certainement être capable de le mettre en sourdine sans avoir à y penser chaque secondes de chaque journée. Ce jour-là j'avais commencé à faire des tractions à l'aide de la barre que j'avais installé dans l'encadrement du couloir pour me mettre en jambe, ou plutôt en bras, mais finalement je m'étais habillé pour sortir. J'avais besoin de voir si le monde dehors tenait toujours de bout.

C'était une période de l'année encore ingrate en terme de météo et la température très basse n'aidait pas mais j'étais entraîné à supporter ce genre de détail. Ça me gardait en forme je suppose. Couvert d'une tenue de jogger tout ce qu'il y a de plus classiques, pantalon gris chiné foncé et sweat à capuche noir avec des chaussures de courses claires, je descendais sur la rue et commençait à courir. Il faisait froid, je soufflais de la vapeur visible et mes oreilles étaient toutes froides mais respirer l'air extérieur faisait un bien fou. Je prenais la direction du sud sans vraiment y réfléchir, sentant rapidement mes cuisses chauffer et tout mon corps en suivant sous l'effet de l'effort du contraste avec la température extérieure. Avec mes écouteurs dans les oreilles je n'entendais presque plus les sons de la ville et je courrais, parfois je me faisais des petits sprints juste pour le principe et puis je revenais à une vitesse de croisière. Maintenant que j'y pense je n'avais jamais couru à Chicago depuis que j'étais arrivé. Je m'étais d'abord concentré sur mon emménagement puis ensuite cette histoire de télékinésie était tombé. Oui, maintenant j'utilisais ce mot, à force d'en parler avec Harper et Jax c'était devenu presque nécessaire, je ne pouvais pas ignorer ce fait.

D'une rue à une autre j'avançais sans conscience du temps qui passait et c'est seulement lorsque le temps se couvrit suffisamment que je levais les yeux vers le ciel nuageux et me rendais compte que j'étais déjà à bonne distance de chez moi. En fait j'étais à Chinatown et pour couronner le tout il commençait à pleuvoir. - Are you kidding me... - Je mettais ma capuche sur ma tête et continuait d'avancer, cherchant du regard un endroit où m'abriter mais la pluie devenant battante j'étais pressé par le temps aussi j'accélérais la cadence, ma capuche retombant en arrière. Faudrait inventer la technologie pour tenir ça. Je tapais un sprint et me dirigeais vers le premier abris que je trouvais, le porche d'un restaurant chinois dont je manquais d'exploser la devanture vitrée en arrivant trop vite. Heureusement que j'avais de bons freins. Résultat des courses j'étais à une heure de chez moi, à pieds et trempé. Si j'avais encore eu mes cheveux de l'époque je me serais secoué la tête comme un gros chien mais je préférais simplement y passer la main pour faire tomber le gros de l'eau avant d'entrer à l'intérieur. J'avais pas faim, j'avais froid, vous savez ce froid humide qui pénètre sous la peau et veut plus repartir? Je demandais un café, un grand et j'allais m'installer à une table. Ils devaient forcément en vendre. Au pire je prendrais un thé, j'avais juste besoin de quelque chose de chaud alors peu importait quoi. Météo à la con.
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J'aime les rousses parce qu'elles ont du caractère. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Ce qui m'intéresse d'autant plus. J'ai sûrement rêvé quand j'ai vu le verre bouger. Je n'ai croisé personne comme moi et avec tous ces bruits et mouvements, je me suis sûrement exposé bêtement, comme un abruti. Je ne dis pas que j'ai envie de me cacher, mais ce serait vraiment bête qu'on m'arrête maintenant.

Quand je franchis la porte des cuisines, j'ai toujours mon sourire vissé aux lèvres. Je réfléchirai aux conséquences plus tard. Pour l'heure, je dois me mettre au travail et j'oublie la rouquine qui a attiré mon oeil quand je suis entré. En même temps, elle est difficile à manquer.

Je me change, enfile ma chemise noire en me frottant les cheveux avec un t-shirt, mon pantalon à pinces noir, j'accroche mon nom sur le haut de ma pochette, "Pan" trônant fièrement sur une petite plaque en plastique et un autocollant qui se décolle... Le restaurant n'avait pas les moyens d'une plaque d'or, c'est vraiment dommage. J'imagine du platine, je souris, et voilà, je suis fier. L'autosuggestion, c'est l'avenir de l'humanité.

95% de notre clientèle est américaine. Par américaine, j'entends européenne, caucasienne. Le restaurant, pour moi, c'est un terrain de jeu. Ici, je ne suis pas le grand frère, je ne suis pas taxi, je ne suis pas moi-même. Je suis ce petit chinois qui fait rire tout le monde parce que ça fait partie du service pour lequel ces américains payent. Aucun ne peut deviner que je le suis moi-même, après tout. Pour le reste, j'ai besoin de faire quelque chose de ma vie qui ne ressemble pas de loin comme de près à ce que j'ai pu vivre par le passé. D'une certaine manière, c'est une protection.

Aussi, quand je pousse à nouveau la porte des cuisine en rangeant dans la poche arrière de mon pantalon un carnet et un stylo, j'ai déjà oublié la rouquine. Je me concentre sur les nouveaux clichés que je vais servir à mes clients. Auquel je vais donner du sourire, auquel je vais demander de répéter parce que je n'ai pas compris, auquel je vais parler de poisson mortel et lequel aura le privilège suprême d'entendre parler du repas du jour : le chat au caramel.

Dans la salle, je rejoins le comptoir, appréciant la lumière tamisée qui contraste avec la luminosité du jour que je prends dans les yeux tous les jours dans mon taxi. C'est 'Pan' sur mon nametag parce que la tenancière trouvait que Eric ça faisait trop exotique. De toute façon, je préfère. Je n'ai pas envie que les gens me voient autrement que comme ils pensent que je suis : un mec simple, sans avenir, un chinois dans un restaurant japonais, un cliché. Un stéréotype.

Si j'ai oublié mon sourire en cuisine, je le retrouve vite apercevant la rouquine à sa table. Le pire, dans l'histoire, c'est qu'elle est jolie. Mon plateau de rouleaux de printemps, je suis persuadé qu'elle aurait aimé me le balancer à la tête. Geste que j'aurais pris avec le sourire et beaucoup d'admiration. J'aurais bien aimé aller lui remplacer son verre - même si c'était déjà fait - mais ma tenancière, une grande dame fine avec un très fort accent chinois, me montre un jeune homme qui vient d'arriver... En demandant un café. Ce n'est pas parce qu'on le fait qu'on ne râle pas une fois le dos tourné. Dans un restaurant asiatique, on boit pas de café. C'est pas cliché !

Je soupire, remettant ma rouquine à plus tard - non sans lui adresser un clin d'oeil discret et un sourire en coin - et j'apporte le café à ce jeune homme. Stéréotype spécial jeunes : le Chinois GEEK ! J'écarte mes doigts en un salut vulcain alors que je dépose le café devant lui.

Je suis même pas chinois. Bon sang, pour ce que j'en sais, je sais MÊME PAS ce que je suis ! Papa est Coréen, Maman est coréenne-chinoise je crois... Et moi je suis mal foutu, comme on dit dans la blague vaseuse que j'adorais servir au collège. Ca fait marrer les copains et pendant que je m'auto-dérisionne, on me fait pas chier et j'évite le bizutage. C'est fou comme c'est méchant un enfant face à un autre enfant. Alors un adolescent, c'est pire.

"Itadakimasu !"

Que je lui dis avec un sourire d'un lobe à l'autre, les yeux invisibles derrière mes paupières en fente et je me penche en joignant les mains pour le saluer avant de repartir d'où je viens. Ce qui est sûr, c'est que je suis pas japonais. Je jète un oeil à la rouquine, de l'autre côté de la salle. Je n'aimerais pas qu'elle détale avant que je puisse savoir où la retrouver, quand, comment, et j'aimerais surtout la revoir faire la démonstration d'une certaine télékinésie. Sauf que je n'ai même pas le temps de revenir de son côté qu'une table m'interpelle à nouveau pour de l'eau.

De l'eau entre ma rouquine et moi. C'est la vie qui nous sépare ou presque. Je hurle mentalement et extérieurement, je leur sers mon petit chinois cliché qui les remercie de le prendre pour un esclave et je retourne derrière mon comptoir.



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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Fixant toujours la cuisine comme si elle attendait que le diable en sorte, Camille ne remarqua qu'à peine qu'un nouveau venu était entré, trempé comme un chien mouillé, ayant eu presque les même mouvements que le serveur un peu plus tôt (comme quoi c'est un truc d'homme que de s'essuyer les cheveux). en fait, elle n'aurait même pas enregistré sa présence s'il n'avait pas appelé pour un café et était passé devant sa table, coupant un instant son champ de vision.
La suissesse ne lui accorda cependant pas plus de temps ou de réflexion que ça, vu qu'elle était déjà entrain de refixer son regard sur le connard de première, plus ou moins sec et changé en uniforme, qui venait de sortir des portes battantes.

Le revoilà donc, qui vient se pavaner, sourire aux lèvres comme si de rien n'était. Mais ne croyez pas qu'elle ne vous a pas vu Monsieur le mutant, Camille le regarde fixement, les sourcils un peu froncés. Dans un sens elle a envie d'aller le voir et lui dire ses quatre vérités, mais elle n'était pas certaine que de faire une scène au milieu du restaurant serait le mieux, ou très discret. Surtout, elle avait beau savoir que c'était lui - et sa gestuelle de souffler sur ses doigts le rendait amplement coupable - elle n'était pas certaine qu'il avait vu la rousse utiliser de ses pouvoirs. Non mais qui est-ce qu'elle essayait de blaguer, bien sûr qu'il aurait vu.
Après tout, qui serait assez bête (à part elle et lui apparemment) pour montrer des pouvoirs extraordinaires après les attentats aliens de New York? Ou faire une scène pour des prétendus pouvoir et peut-être se faire interner suite à ça? Non non, il fallait être plus subtile, ou pas subtile. À voir comme le serveur criait des itadakimas et des konnichiwa à tout va en faisant des gros signes de faux asiatiques, elle était certaine que la subtilité n’atteindrait pas son cerveau.

Tout d'abord, elle s'en était voulue de ne pas avoir tout de suite réagit et de lui avoir envoyé le café encore chaud qu'il venait de poser sur la table du nouveau venu en plein dans la figure. Mais ensuite, elle s'était dit que ce n'était pas très discret. Et complètement débile surtout. Bon, cela aurait été très amusant, certes, mais le brun avec son café aurait très certainement été aux premières loges pour voir que non, ce n'était pas le serveur qui venait de se mettre du café dans le nez, mais bien une force invisible. Et ce n'était clairement pas ce que voulait la rouquine.
Non, il lui fallait être patiente et chercher une meilleure opportunité pour se venger. Un truc un peu plus discret: assez pour que le serveur puisse voir ce qui s'était passé assez clairement, mais pas trop pour qu'il n'y ait pas un cri au poltergeist dans le restaurant.

Ainsi, alors qu'il se mettait à marcher ver selle, Camille afficha son plus beau sourire, dirigé vers l'asiatique, tout en le suivant des yeux alors qu'il se détourna de la direction générale de la table de la rouquine pour prendre une autre commande. Et alors qu'il se remettait en marche, une chaise vide se retrouva malencontreusement sur son chemin et, lorsqu'il trébucha, se cogna malencontreusement dans la région de ses parties génitales. Vengeance!
Et dans un même mouvement, elle souffla sur ses deux doigts, les mit dans un holster imaginaire, avant de lancer un clin d’œil au jeune homme et de se retourner, tout sourire vers sa limonade. Limonade qu'elle empoignait avec les deux mains, sait-on jamais, au cas où la riposte viendrait de là et qu'il serait assez bête pour attaquer deux fois au même endroit.

Mais quelque part, intérieurement, il y avait une petite angoisse que quelqu'un l'avait vu. Quelqu'un d'autre donc que le principal intéressé, et elle se mit à mordre sa paille, avant de prendre une autre gorgée, et de sortir de façon tout à fait nonchalante - ou plutôt qui se voulait nonchalante - son smartphone de sa poche. Pas de wifi, pas de réseau non plus. Forcément, elle n'avait pas prit une carte américaine, et elle n'avait aucune envie d'avoir les frais à l'étranger depuis la suisse. Mais vu comme c'était partie, bloqués ici... peut-être qu'elle devrait. Mais elle n'avait pas envie de penser à ça, et il fallait avouer, autant le serveur était un idiot fini, il lui avait changé les idées, et lui rendre monnaie de sa pièce avait été drôle.
Même si elle avait encore une certaine appréhension de ses pouvoirs, de cette télékinésie, il n'y avait pas à dire qu'il y avait quelque chose d'extraordinaire à les utiliser, les tester comme ça, et même à les utiliser pour faire de petites plaisanteries.

Ainsi, elle essayait de ne pas retourner son attention vers l'asiatique qu'elle avait fait trébucher, mais au final, sa propre curiosité la perdit, surtout qu'elle n'avait pas encore senti de riposte arriver. Alors elle tourna la tête, regardant où il en était (toujours sur le sol en train de pleurer ses enfants perdus? Ou en train de préparer son prochain coup sournoisement sans rien dire? Ou alors enfin lui apporter des rouleaux de printemps? Camille avait faim, maintenant.)

[HJ: au fait, je pars du principe qu'il ressort de derrière du comptoir pour l'eau et qu'il s'est bien prit la chaise. J'espère que ça va avec toi, sinon je peux toujours éditer. ♥]

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Une fois installé à ma table je pensais à éteindre la musique qui sortait de mes écouteurs, décrochant le téléphone fixé par une ceinture élastique au niveau de ma taille. Ça faisait une heure que je courrais, intéressante information sachant que je n'en avais même pas eu conscience. Le serveur qui m'apporte mon café, un asiatique très prononcé assez bruyant d'ailleurs quand il parlait, me parle en japonnais, supposément, et je hoche la tête accompagné d'un "Merci" discret. J'y bite rien en japonnais et même si je suis sûr qu'il parlait anglais, le réflexe voulait de simplement ne pas tenter le coup. On sait jamais.

La tasse entre les mains pour les réchauffer, je balayais la salle du regard distraitement, observant les quelques clients. Le restaurant n'était pas complet mais il n'était pas vide non plus. Je portais la tasse à mes lèvres sans boire, le liquide encore trop chaud, mais je humais la vapeur. C'était déjà ça pour le moment. Et en fait heureusement que je n'avais pas vu parce que ce que j'avais vu m'aurais fait m'étouffer. Mon regard s'était baladé sur les clients jusqu'à remonter jusqu'au comptoir et l'asiatique qui m'avait servit. Il était allé cherché de l'eau pour une autre table et j'avais vu cette chaise, seule et vide, se placer au milieu de l'allée. Sur le coup je n'avais pas percuté, j'avais peut être simplement ignoré mentalement ce fait parce que trop improbable. Il m'avait fallu une petite seconde en fait, le temps de poser la tasse pour prendre conscience que ce que je venais de voir n'était pas normal.

Déjà redressé sur ma propre chaise j'avais observé le serveur entrer en contact avec l'obstacle comme au ralenti. Peut être était-ce parce que c'était mon job, peut être parce que je m'y attendais, toujours est-il que lorsqu'il avait rejoint le sol, les mains au centre névralgique de sa douleur je m'étais moi-même levé. Je le rejoignais rapidement et repoussais la chaise toujours à proximité. - Ça va? - Question de merde. - Vous pouvez vous lever? - Et puis je reprenais conscience de ce qui avait été frappé dans la chute. - ... Ouais, ou pas. - J'allais remonter la piste, suivre le regard du serveur, j'allais savoir ce qui était à l'origine de ça. Cette chaise avait bougé d'elle-même et je n'en étais pas responsable. N'étais-je pas seul? Ou alors avais-je raté quelque chose?
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A défaut de me répéter, je vais quand même le redire.

J'aime les rousses, parce qu'elles ont du caractère. Mais celle-là...

Je ne le vois même pas venir, quand je travaille, je suis à fond dans ce que je fais, aussi, pendant quelques secondes, je l'oublie. Je marche, jusqu'au comptoir, je prends un pichet, et je reviens. Pas une seule seconde je ne fais attention à la chaise, ni à la rouquine. Je ne m'imagine même pas un instant qu'elle pourrait se venger, ni me répondre, ni essayer de communiquer avec moi. En général, les filles ne communiquent pas avec moi. Elles s'en fichent. Encore faut-il qu'elles me voient. Et quand c'est le cas, ça veut soit jouer les infirmières sexy.... Soit jouer les maîtresses d'école sexy. Dans tous les cas, je m'en désintéresse moi-même assez rapidement. Mais celle-ci ne parle pas. Elle agit.

J'ai beau voir des étoiles, avoir l'impression de perdre mon âme, mon avenir défiler dans mon entrejambe, je souris. J'ai d'abord trébuché. Mon premier réflexe a été de ralentir la chute du pichet, mais j'ai l'intelligence de me rappeler qu'il y a du monde autour de moi, alors j'ai dévie pour que le pichet s'éclate au sol. Un geste malencontreux qui me place sous une brève averse avant que l'eau ne se répande au sol.

J'ai mal, je suis à nouveau mouillé, et alors qu'un client m'aide à me redresser, je reporte mon attention sur la rouquine avec les yeux comme deux fentes. Elle assume son geste et plus que ça, me met au défi de lui répondre. D'une voix aigue et étouffée, je lui réponds.

"Ca va, merci."

Et bien sûr, qui se fait engueuler ? Ma tenancière arrive avec un balais qu'elle me cale dans les mains, m'incendiant entre ses dents que je ne suis qu'un maladroit petit voyou. Mon visage est des plus neutre. En fait, elle me parle et j'acquiesce en me passant lentement une main sur mon visage mouillé pour m'essuyer. Je vais me venger. J'ignore encore comment, mais elle va le payer.

Pour essorer ma main, je la fais claquer dans le vent. En vérité, je m'en sers comme excuse pour donner un coup sur sa table à distance, faisant trembler ses bras et son verre. C'est suffisamment discret pour qu'elle soit seule à s'en rendre compte et que tout le monde pense qu'elle s'est juste cognée, et suffisamment remarquable pour qu'elle sache que c'est moi. Et... Retour de mon sourire.

"Vous devriez retourner à votre table."

Dis-je en m'accroupissant pour ramasser les débris du pichet.



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Il survivrait. C'était une bonne chose je suppose. Ça aurait quand même fait désordre. J'avais suivis son regard noir, je l'avais suivi jusqu'à la rousse à deux tables de la mienne, discrètement, avant de revenir à lui. Lorsque la tenancière était arrivée avec le balais, comme une furie soyons honnête, je m'étais décalé de deux pas de peur de me prendre le manche dans la tête. J'étais face au serveur lorsqu'il avait fait claquer sa main, entre indignation et agacement, pour en éjecter le liquide. Je tournais le dos à la rousse et n'avais donc pas vu la table bouger. Non, pour moi ici la seule personne impliquée c'était elle et lorsqu'il me demandait de regagner ma table je regagnais la sienne.

Sans prévenir, sans m'annoncer, je prenais place face à elle et la fixais une seconde avant de parler. - C'était pas très malin. - Comment aborder le sujet. Passer pour un illuminé qui imagine des choses? Ou au contraire dire de but en blanc que "Je sais"? Je n'avais plus le temps de peaufiner ma stratégie et cette simple approche serait suffisante pour déceler quelque chose, enfin c'était à supposer. - T'as fais ça comment? - En espérant avoir bien choisi mes mots ça aurait deux effets: j'avais vu ce qu'elle avait fait et je ne savais pas comment elle l'avait fait mais je l'avais vu.
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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

En tournant la tête de nouveau vers le serveur, elle se rendit compte de deux choses. Première chose, le type au café était venu l'aider pour savoir s'il ne s'était pas trop fait mal. Et la deuxième, la gérante était arrivée avec un balais et engueuler le pauvre serveur. Tout d'un coup, Camille se sentait un peu coupable, et aurait voulu aider l'asiatique à ramasser les bouts de verre du pichet d'eau, mais tant que la gérante et l'autre homme étaient là, elle ne pouvait tout simplement pas utiliser ses pouvoirs, même pour faire amande honorable. En fait, elle ne pouvait que le regarder avec insistance, tentant de transmettre le fait qu'elle était tout à fait désolée.
Apparemment ça n'avait pas eu d'effet, surtout parce que le serveur ne la regardait pas, et c'était levé et se vengeait tout en essayant de faire partir l'eau de sa main, en faisant bouger la table de Camille. Heureusement, la jeune fille avait bu assez de limonade pour que rien ne se renverse, bien qu'elle grogna quand son coude tapa contre le bord de la table en tentant d'arrêter le mouvement de son verre. Pourtant, se sentant toujours coupable, elle n'avait aucune intention de riposter. Son but n'était pas de lui faire perdre son boulot, ni même de le blesser plus que ça (bien que par pur esprit de vengeance, elle espérait sincèrement qu'il avait eu très mal.)

C'est pourquoi elle allait se détourner de toute la scène et peut-être  - mais seulement peut-être - s’excuser discrètement plus tard quand on lui donnerait ENFIN ses rouleaux de printemps, mais lorsqu'elle vit l'autre brun s'approcher d'elle et s'assoir à sa table, elle se figea sur place. Oh non. C'était pas possible. Il les avait vus, ou tout du moins, il l'avait vu faire elle. Elle était grillée. Ou non, il n'aurait pas pu voir tout de même, si?
Et justement si, car la première phrase qu'il lui dit était tout à fait équivoque: il avait vu ce qu'elle avait fait. Donc il savait pour elle. Mais est-ce qu'il savait pour le serveur? quoiqu'il en soit, prit par un soudain élan de solidarité, elle se décida intérieurement de ne rien dire, quitte à passer pour la connasse de première qui utilisait sa télékinésie sur des pauvres innocents. Parce que vraiment, ce gars était tout sauf innocent.

Pendant une seconde, Camille se demande si elle ne devait pas faire comme si elle n'avait rien compris. Après tout, elle était une étrangère en plein milieu de Chicago, elle pourrait très bien ne pas le comprendre. Mais il était clairement du Nord, avait bien prononcé chacun de ses mots, avait un anglais typique qu'elle avait apprit à l'école. Alors vraiment, elle n'avait pas d'échappatoire, surtout quand elle devra parler en anglais plus tard à la gérante et montrer que son niveau d'anglais était tout de même assez haut.
La rousse lui sourit donc gentiment, haussant les sourcils, mettant nonchalamment son verre de limonade de côté - qu'elle avait tenu ferment quelques secondes plus tôt - et avec un petit haussement des épaules:

« Je sais pas de quoi tu parles. »

La Suissesse avait un accent, mais pas un accent clairement français. elle avait tout fait pour qu'il disparaisse, n'aimant pas sonner trop ouvertement française, et avait donc acquis un accent qui ne ressemblait vraiment à rien, mais qui n'était ni américain, ni anglais. On n'aurait pas pu deviner d'où elle venait, mais sa manière de prononcer les mots n'était clairement pas native et on devinait que ce n'était pas sa langue maternelle. Sur l'instant, la jeune fille était heureuse de ce fait, simplement parce que l'homme devant elle ne pouvait pas deviner de où elle venait.
Elle jeta alors un coup d’œil vers l'asiatique, puis regarda de nouveau l'homme devant elle. Il ne devait pas être beaucoup plus vieux qu'elle, mais avait une carrure assez impressionnante et une coupe militaire. En soi, elle savait que ça ne voulait rien dire: beaucoup de gens avaient une coupe similaire, mais ici en Amérique, qui avait une coupe militaire en était probablement un. Et ça craint, parce qu'elle a vu New York, et il est clair que les défenses principales de l'Amérique vient de son armée, donc s'il en fait partie...
Alors il fallait dévier la conversation!

« Il s'est pas fait mal? »

Elle fit un petit coup de tête vers le serveur qu'il avait aidé plus tôt, commençant à siroter et tout à fait innocemment le reste de sa limonade. Le stress qu'elle ressentait tout d'un coup devait s’extérioriser, et boire tout le reste du liquide devant elle lui semblait être une très très bonne idée. Parfaite même. Ça lui éviterait de dire des choses auxquelles elle n'avait pas réfléchi avant.

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Mes enfants perdus, je t'en foutrais de mes enfants perdus... Je m'appelle pas Peter Pan, non plus.

...

Des fois, même intérieurement, je ferais mieux de me taire. Je soupire d'exaspération et de quelques coups de doigts, je ramène les bouts de verre dans ma pelle. A quoi ça sert d'avoir un pouvoir si ce n'est pas pour éviter de se couper bêtement. Mon forfait accompli, je disparais à nouveau dans les cuisine pour me sécher. Encore. Elle va me le payer, mais surtout pour ça, en fait.

De toute le restaurant, je n'ai véritablement attiré l'attention que d'une seule personne. Mais il faut que ce soit un fouineur. Quand je reviens en salle, un torchon en main, pour essuyer l'eau par terre, je le trouve en train de taper la discussion avec la rouquine. Physiquement, j'ai envie de m'énerver. J'ai ce même élan de solidarité et de protection qu'elle. Et je n'ai pas non plus besoin d'un Captain America. J'ai assez de mon assistante sociale pour ça.

Néanmoins, j'ai du monde autour, je ne peux pas faire une scène, alors je détourne le regard et je pince les lèvres. Il faut que je travaille et que je range mes mains dans mes poches. Je n'ai pas forcément envie de me cacher, mais je n'ai pas non plus envie de me faire remarquer bêtement.

Quand je reviens derrière le comptoir pour jeter mon torchon dans l'évier, ils sont toujours ensemble alors que je lui avais dit de retourner à sa table À LUI. Je devais parler chinois à ce moment-là. Pas une âme pour comprendre la langue, ici. Si seulement je pouvais entendre ce qu'ils se disent, c'est plus que frustrant. Mon collègue m'a remplacé à la table des touristes.

Faisant mine de faire quelque chose derrière le comptoir, la tête penchée, les yeux bas, les mains occupées dans l'évier, je ne quitte pas la rouquine des yeux et quand je croise son regard, je secoue doucement la tête. Que ce soit pour moi, ou pour elle, il vaut mieux que ce type dégage. Et j'aurai pas peur d'appeler les flics s'il commence à poser trop de questions. J'ai le droit ! S'il ennuie mes clients, j'ai parfaitement le droit de le foutre dehors. En tout cas, je me tiens prêt à intervenir.

Je ne sais pas qui elle est, je ne sais pas ce qui m'arrive, mais visiblement, je ne suis pas le seul.

C'est marrant... Je connais même pas son prénom.



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Lorsqu'elle me répondait qu'elle ne savait pas de quoi je parlais, je lui envoyais l'un de ces regards qui veulent dire "Tu te moques de moi, non?". C'était clair, je l'avais vu alors pourquoi nier? Ou peut être parce que la télékinésie c'était pas vraiment considéré comme une pratique normale. Elle avait un accent. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus, sur sa provenance, sur sa sonorité, mais il y avait définitivement un accent. Sa maîtrise de la langue était suffisante mais elle n'était pas d'ici, ni britannique ou australienne. Européenne peut être? Autant les langues asiatiques que hispanique ou bien russe avaient un accent bien précis entre la prononciation des r ou de certaines voyelles, autant là je n'arrivais pas à cibler plus précisément. C'était pas important je suppose tant qu'on se comprenait et lorsqu'elle me demanda s'il s'était fait mal je la regardais avec de grands yeux. Je parlais sensiblement plus lentement pour elle désormais, pour être bien compris. - A ton avis? - Je marquais une pause. - Sa fierté surtout je pense, mais c'est pas la question.

Non, c'était pas la question. J'avais vu la fermeté de sa main sur son verre, j'avais perçu son regard avant qu'elle ne se reprenne. Et puis quand bien même je n'aurais pas vu ça j'étais persuadé que quelque chose se tramait. Appelez ça l'instinct. Toujours est-il qu'il fallait que je coupe court à tout déni pour entrer dans le vif de la conversation. Elle avait montrer la sienne, je montrerais la sienne. Je me concentrais sur son verre, sur la paille sur laquelle elle tirait pour boire et y appliquer une pression en plein milieu, empêchant le liquide de passer. Une paille ça se trou, souvent, mais là c'était bouché et aspirer dans une paille bouchée ça se sent très bien. Je fixais la paille et relâcha finalement la pression avant de revenir à elle. Physiquement je semblais assez détendu, comme si je savais ce qui se passais. Intérieurement j'en menais pas large, je voulais comprendre, savoir. - Tu sais exactement de quoi je parle.
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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Quand l'homme devant elle lui demanda son avis, elle haussa les épaules, faisant mine de rien, ayant tout de même un petit sourire satisfait - qu'elle s'empressa de cacher derrière sa paille - quand on lui dit que le serveur avait probablement sa fierté blessée. Tant mieux: il l'avait cherché et fortement trouvée. Sous la forme d'une chaise.
Cependant, Camille n'était pas prête à reprendre la conversation et continuait à siroter comme si de rien n'était jusqu'à ce que... plus rien. Le vide total. Elle tirait et c'était comme si un caillou s'était logé dans le tube en plastique. Et le type devant elle fixait sa paille. La rousse n'était pas idiote, tant et si bien qu'elle lâcha la paille de sa bouche, regarda son verre incrédule, le serveur (qui lui faisait non de la tête comme pour ne pas le mêler à ça, même si c'était probablement pour autre chose) puis le type devant elle.

C'était pas croyable. Elle qui avait il y a deux jours à peine découvert qu'elle avait des pouvoirs de télékinésie, elle rencontre en une soirée deux personnes qui ont exactement le même pouvoir qu'elle. Destin, hasard ou quoi que ce soit d'autre, c'était dément. Comment est-ce que ça pouvait arriver? Que trois personnes d'origines différentes (bien qu'elle était persuadée que le serveur qui criait du japonais le faisait juste pour le show et était américain aussi) puissent soudainement avoir des pouvoirs? Ou pas si soudainement, parce que le brun semblait avoir une meilleure maîtrise de son pouvoir qu'elle, elle n'était même pas certaine de pouvoir bloquer une paille simplement par la force de sa pensée!
Camille avait du retenir son souffle pendant un moment, à regarder fixement l'homme en face d'elle dans les yeux, tout du moins juqu'à ce qu'elle lâche dans un souffle, effarée:

« Oh wow. Deux en un jour. »

Camille rougit. Merde grillée, elle avait clairement parlé français. Il n'y avait plus qu'à espérer que le type ne comprenait pas la langue - surtout parce qu'elle s'en voudrait d'avoir grillé le serveur en même temps - et qu'il ne la reconnaisse pas. Elle aurait préféré être anonyme pour le coup.
Mais quelque part, après qu'il lui ait montré son pouvoir à lui, est-ce qu'elle ne devrait pas lui faire confiance? Pourtant, elle ne pouvait que se montrer méfiante, peut-être parce que la confrontation avait été plus directe, alors que jusqu'à présent, ce n'était qu'un jeu entre elle et le serveur. Tout d'un coup, ça prenait en intensité et ça devenait plus sérieux. Ça lui redonnait l'envie de fuir très loin, ou en tout cas de courir jusqu'à l'ambassade et retourner dans ses montagnes.

C'est pourquoi, la seule parade qu'elle trouvait pour éloigner la discussion le plus loin possible d'elle et de sa propre télékinésie, la jeune fille décida que la meilleure façon de procéder était de retourner la question de plus tôt dans un ton faussement accusateur et en poussant le verre, et la paille, vers le type en face d'elle.

« Comment TU as fait ça? »

Camille haussa un sourcil, croisa les bras et se mit en arrière, jetant un regard de nouveau sur l'asiatique, plaidant plus ou moins de l'aide. Non pas qu'il l'avait mise dans la merde - la suissesse s'était mit un peu dans la merde toute seule - mais elle aurait espéré un peu de solidarité. Qui arriverait rapidement. Genre tout de suite. De plus, son langage corporel montrait clairement qu'elle n'avait pas du tout envie d'avoir cette conversation... Alors elle espérait sincèrement que l'américain repart finir son café et la laisse tranquille. On peut toujours rêver non?
Pourtant, la rouquine ne pouvait s'empêcher d'être curieuse, un peu trop peut-être. Malgré sa méfiance envers le type à sa table, elle se demandait comment lui avait eu ses pouvoirs, s'il avait aussi été à New York, ou si c'était une de ces histoires de conspirationnistes comme quoi les américains faisaient des expériences bizarres sur leurs citoyens sans que ces derniers le sachent. Du coup, elle décida de retourner l'interrogatoire et de questionner le brun devant elle:

« Ton nom? Tu es de l'armée? »

Camille voulait surtout être sûre qu'elle n'était pas dans un mauvais film fantastique, à propos de super-soldats à la Captain America et de mutants. Parce que du coup ça ferait d'elle une mutante, et on sait bien que les mutantes rousses ne finissaient pas bien. Et d'un autre côté, ça lui permettrait peut-être de savoir si le gars en face d'elle était avec ou contre elle, mais surtout si lui aussi avait vu New York... et que donc tout était lié à ça. Parce que sinon, elle ne voyait pas d'autre explications possible, et la rousse détestait ne pas savoir.

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Le Captain America insiste. Je le vois faire. Je sais pas qui il est, ni ce qu'il lui veut, mais il va ranger son bouclier et lâcher ma rouquine. Ce sont de mes enfants qu'on parle, nom d'un chien. Mon collègue finit d'encaisser une table au comptoir et je viens lui montrer la table pour savoir si quelqu'un s'occupe d'elle. Comme il me répond que c'est lui mais que son plat n'est pas prêt, je file en cuisine sans demander mon reste.

J'ai été sage, j'ai attendu. Je ne me suis pas rué sur la table pour faire mon Iron Man, et pourtant, c'est ce que je m'apprête à faire. D'une part parce que je sais pas ce qu'il lui dit, et d'autre part parce que j'ignore ce qu'elle lui répond. En soi, ça m'agace profondément. Je n'ai pas envie qu'elle balance ce dont je suis capable. J'ai secoué la tête pour lui dire de se taire en ce qui la concernait, mais en ce qui me concernait, aussi ! Et que je sache, je ne la connais pas, elle peut tout faire.

Je reviens en salle avec son plateau et ses sauces et une fois à leur hauteur, je retrouve mon sourire de gentil chinois et je force un accent que je n'ai jamais eu.

"Monsieur, vous voulez manger quelque chose ?" Je dépose les rouleaux devant le nez de la jeune femme et je récupère son verre. Hochant la tête, je désigne la table de Monsieur d'une main. "Veuillez m'attendre, j'arrive tout de suite !" Bouffon. Et je me tourne vers ma rouquine. "Vous voulez boire quelque chose d'autre ? Ce monsieur vous embête ?"

Autrement dit, bas les pattes ou je te refais la double narine en mode calebar sur la trogne. Ce qui est paradoxal, c'est l'immense sourire en demi fente qui illumine mon visage.

"Je crois que la demoiselle aimerait manger tranquillement à sa table."

Gentil chinois stupide te souhaite une bonne journée, Cap'. Je ne peux pas faire de scandale, je ne peux pas non plus assumer qu'il l'embêtait. Même la rouquine ne m'a rien signifié du regard. Si ça se trouve, dans deux minutes, c'est lui qui me fait couiner le nez et me remonte le slip sur la tête... Cela dit, je n'attends que de le voir essayer.



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Du français. Bon honnêtement je n'avais pas compris un mot mais j'avais reconnu la langue ce qui confirmait mon intuition sur l'origine européenne et en soit... Ça m'était inutile. Savoir ça ne changeait rien à la conversation et lorsqu'elle me demanda à son tour comment j'avais fait "ça" je levais les yeux au ciel, passablement agacé par cette réponse. Elle se moquait de qui là? Nier une fois c'était de la défense, nier deux fois c'était juste énervant. Elle croisait les bras et je lui lançais un de ces regards tout à fait clairs. Elle me demandait finalement mon nom et si j'étais à l'armée. Qu'est-ce qui m'avait trahis? Je me fichais que ça se sache concrètement mais pourquoi demander? Après m'avoir pris pour un idiot elle pensait sérieusement que j'allais lui répondre? De toute façon même si j'avais voulu le serveur arrivait sur nous.

C'était un léger soucis en soit. Je ne voulais importuner personne mais j'étais arrivé à un stade de besoin d'informations que je ne m'étais pas rendu compte de l'aspect bancal de ma situation. Il me demandait "gentiment" de retourner à ma table mais je fixais la rouquine, comme si mon regard était suffisamment pour la faire craquer. Sur un champ de bataille peut être, j'avais tendance à paraître si froid que c'en était effrayant, mais pas là, pas ici, pas comme ça. Que devais-je faire? Je trouvais finalement quelqu'un qui semblait faire ce que je fais et je ne pouvais pas l'interroger? Ou lui poser simplement des questions? J'avais paru trop entreprenant peut être mais mes manières étaient-elles si importants à côté de mon besoin d'informations? Et le serveur qui me disait qu'elle préférait probablement manger seule, de quoi je me mêle. Je ne la quittais pas du regard jusqu'à me lever calmement, fixant l'asiatique sans ciller. Il allait faire quoi? Pas plus menaçant qu'avant je revenais à la rousse en me penchant un peu. - Tu sais comment, moi aussi. Ce que je ne sais pas c'est pourquoi. - Je me fichais que le serveur entende, pour autant que j'en sache il était pas impliqué. Je me redressais. - Je cherche simplement des explications. - Non je pouvais définitivement pas la laisser s'en tirer comme ça, j'avais besoin de savoir.

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Camille n'aimait pas du tout la façon dont le militaire la regardait. Il y avait quelque chose d'impressionnant, un peu d'angoissant, comme s'il essayait de lui faire passer un interrogatoire, et à vrai dire elle détestait ça. Elle n'avait qu'une envie, de courir très loin, voire de crier au secours. Pourquoi elle ne le faisait pas au juste? Peut-être parce qu'elle-même avait beaucoup trop de questions auxquelles elle voulait avoir une réponse.
C'est pourquoi elle fût soulagée de voir que l'asiatique était soudainement à ses côtés et demandait subtilement au mec de la laisser tranquille, tout en lui amenant enfin son plat de rouleau de printemps! ENFIN! Elle regarda le serveur dans les yeux, avant de laisser ses yeux glisser sur la plaque et lisant son nom. Pan? C'était son vrai nom ça?
Malgré tout, elle lui sourit, un peu soulagée, et dit doucement:

« Merci. »

Il pouvait le prendre pour les plats ou pour son intervention, ce n'était pas très important, surtout qu'elle aurait voulu ajouter un "désolé pour tout à l'heure" mais elle ne voulait pas le griller devant l'autre type qui la fixait toujours. Ce dernier d'ailleurs s'était levé et avait commencé à lui parler. Et si normalement la façon dont il l'avait fait aurait braqué encore plus Camille et qu'elle aurait demandé à Pan de raccompagner le monsieur à sa table, ce qu'il dit la laissa un peu pantoise. Elle l'observa un moment, allait ouvrir la bouche avant de se raviser et de se tourner vers l'asiatique, lui lançant en français, lentement au cas où il comprendrait:

« Et toi tu parles pas français? J'ai vraiment besoin que tu me comprennes là. »

Voyant la tête de l'asiatique, elle voyait qu'il ne comprenait rien à ce qu'elle venait de lui dire, et devait donc la prendre pour une folle. Mais elle avait vraiment, vraiment besoin de parler à Pan d'une manière ou d'une autre, sans que le militaire puisse savoir de quoi elle parlait.
Soudain, une idée lui vint à l'esprit. Non, pas essayer de communiquer télépathiquement, parce que ce n'est pas parce qu'elle pouvait mouvoir des trucs par la pensée qu'elle pouvait envoyer des pensées pour autant. Non, il lui suffisait d'écrire... et trouver une bonne excuse pour donner le papier au serveur sans que le mec debout à sa table se doute - trop - de quelque chose.

« Je veux commander... Je suis désolée, je ne sais pas comment on prononce... »

Et sur ce, elle sortit de sa sacoche un bout de papier et un stylo, et se mit à griffonner quelque chose dessus, cachant juste pour que l'autre mec encore debout ne puisse pas lire: Télékinésie. Lui aussi.
Elle hésita un instant, regarda l'asiatique rapidement. Franchement elle lui faisait plus confiance qu'au type de l'armée, surtout parce qu'il semblait si.... imposant, et un peu effrayant. C'est pas parce qu'il prétendait qu'il voulait des réponses, et donc qu'il ne savait pas pourquoi ils pouvaient à présent tous les trois faire bouger des trucs magiquement, qu'il ne mentait pas. Du coup, elle ajouta sur le bout de papier: Je suis Camille.
Sur ce, elle plia le bout de papier en deux et le donna à Pan. Elle espérait sincèrement que le serveur soit se joigne à la conversation, vu qu'ils étaient vraiment les trois dans le même bateau, soit lui explique clairement qu'il n'avait aucune envie de prendre part à tout ça en inventant le nom d'une boisson qu'elle ne saurait comment prononcer. Être étrangère avait parfois quelques bons fond, notamment celle de créer de très bonnes excuses.

Sur ce, elle se retourna vers le militaire et lui fit signe vers la chaise pour qu'il se rasseye. Sa curiosité avait fait prit le dessus, mais son langage corporel indiquait encore clairement qu'elle était bien fermée à la discussion. Elle n'avait pas du tout confiance en lui, mais était pour l'instant d'accord pour qu'il reste assis avec elle pour qu'ils... commencent la discussion. Mais avant tout, elle voulait mettre un nom sur la tête du militaire. Pour arrêter de l'appelle "le militaire" dans sa tête surtout.

« Ton nom. Et je te donne le mien.»

La rousse prit un rouleau de printemps entre ses doigts, avant de penser que le brun ne serait peut-être pas tout à fait d'accord qu'elle mène "l'interrogatoire". Du coup, elle se dit qu'elle devait peut-être ajouter un compromis:

« Une question chacun. Ça te va? »

Camille trempa le rouleau de printemps dans sa sauce et hausse un sourcil en signe de question. S'il n'acceptait pas ça, elle pourrait toujours demander à Pan de tout de même chasser le mec. Sinon, elle serait prête à partager son assiette de rouleaux de printemps avec lui. Mais pas le porc aigre-doux. Pas touche à ça!

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Je parle déjà chinois. Ce qui n'est pas donné. Ma mère aurait pu jamais me parler dans sa langue maternelle. Elle aurait pu ne pas m'adresser la parole du tout. Pour ce que ça aurait changé. Je vais pas non plus parler une langue comme le français. Même les canadiens ici ils parlent anglais...

Captain America insiste et je suis à deux doigts d'arrêter de jouer le gentil petit chinois esclave. En tout cas, il me fait confirmer qu'en effet, il n'est même pas là pour la draguer lourdement. Le peu de considération qu'il m'offre finit de m'agacer lourdement. Je ne sais pas ce qu'il lui veut, mais ma rouquine coupe court en me demandant un verre. Je fronce les sourcils et me penche pour voir son dessin... Qui n'en est pas un.

J'ai bien un pouvoir qu'on pourrait appeler comme ça, mais je n'avais même pas envisagé de lui donner un nom. Je hausse un sourcil. Vraiment, ça me surprend. Je n'y avais pas pensé.

"Euh..."

Je me redresse et je regarde son... 'dessin' en inspirant profondément, les yeux ronds - autant que possible - et je réfléchis. Ok, j'ai deux possibilités. La première, je ris. Suffisamment fort pour faire peur à tout le monde. La seconde, je regarde Captain America pour me foutre de lui. Dans tous les cas, je me sens dans une impasse. Je n'ai aucune envie de me révéler. Je voulais juste m'amuser un peu. Je lève les yeux sur Captain America avant de regarde la rouquine et d'acquiescer en hochant la tête.

"Je... vais voir s'il m'en reste !"

Accent au poil, je fais un lent demi tour. J'ai besoin de réfléchir, mais pas à côté d'eux. Je disparais à nouveau dans les cuisines en les laissant discuter. Je n'ai pas spécialement d'autre choix au milieu des clients. J'écris un mot à mon tour - j'ai fait brûler l'autre - le plie en un avion que je guide - l'air de rien - jusqu'à la table, depuis l'entrebaillement des portes battantes. Le nez de mon papier atterrit contre sa cheville. Sous les tables, personne ne voit rien. Pas même Captain America.

"Je termine dans deux heures. Attendez-moi devant."

Combien de chance il y a que je ne sois pas seul, mais qu'en prime, on soit plusieurs ? Je ne reparais en salle que plusieurs minutes plus tard. Par mesure de sécurité, au cas où elle n'ait rien dit sur moi - j'espère bien. En attendant, je continue mon cirque et mon cinéma. Je redeviendrai moi-même, mais plus tard.



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Je me réinstallais. Je n'avais pas compris ce qu'elle avait dit au serveur mais je n'avais aussi rien vu de son petit manège et étais de toute façon trop content d'avoir enfin le droit à peut être quelques réponses pour m'en soucier. Le serveur s'éloignait et je reprenais place, non sans avoir récupéré mon café à ma table auparavant. J'étais toujours mouillé et j'avais toujours froid, en l'oublions pas. - Je m'appelle Leslie. - Avais-je dit avant de boire une gorgée. Oui, avoir une tasse dans les mains me donnait envie de boire, c'était psychologique. J'avais bien sûr acquiescé lorsqu'elle avait proposé un donnant donnant équitable. Si nous étions tout deux issues de la même... modification? Je n'avais rien à cacher.

Cela dit maintenant que j'étais là j'avoue que toutes les questions qui se posaient dans ma tête semblaient s'être évanouies dans le néant. J'avais besoin d'une seconde pour compiler ce que je cherchais à comprendre. - Depuis combien de temps est-ce que tu... Peux faire ça? - Avais-je demandé en indiquant d'un mouvement de tête l'endroit où la chaise était entré en collision avec l'asiatique. Enfin de toute façon c'était clair, de quoi pouvait-on bien parler. C'était drôle. Elle était plus jeune que moi, c'était évident, et pourtant c'était moi le majeur mondial, moi le militaire, qui attendait après elle, qui attendait ses réponses. Si on m'avait dit ça y'a une semaine...
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Le serveur - Pan ou quelque soit son nom - détala en vitesse après avoir lu son mot. Bon, à toute évidence, il n'avait pas du tout envie d'une discussion à trois, voire pas de discussion du tout. En tout honnêteté, même si elle sentait un peu de rancœur (parce que bon, il la laissait quand même tout de même toute seule avec un militaire super louche) la rousse ne pouvait pas plus lui en vouloir que ça. Elle-même n'aurait pas voulu de cette discussion si ça n'avait pas été de sa curiosité sur ses propres pouvoirs soudains.
Si le fait qu'ils étaient plusieurs la soulageait quelque part tout de même, elle aurait préféré se terrer dans sa montagne en espérant que ça passe. Mais dans le cas où c'était permanent... Elle était un peu comme le mec à sa table: elle voulait des réponses, savoir pourquoi et comment surtout. Ne pas savoir la tuait.

C'est pourquoi elle retourna toute son attention sur le type lorsqu'il se rassit devant elle, après avoir cherché son café et accepté l'échange de bon procédés. Une question pour une autre. Ce faisant, il se présenta comme étant Leslie, ce qui fit tiquer la rousse, le regardant incrédule. Leslie... sérieux? C'était pas un nom de fille ça? Un nom de fille en français en tout cas.
Camille se mit à sourire, tentant de l'effacer en se mordant la lèvre inférieure, ce qui ne marchait pas du tout. Probablement que Leslie ne comprenait pas pourquoi elle réagissait de la sorte à son nom. Elle se racla la gorge alors, et répondit alors en une phrase:

« Camille. »

Sur ce, elle trempa le reste de son rouleau de printemps dans la sauce et le mit dans sa bouche, puis prit l'assiette et la posa au milieu de la table, invitant de ce geste silencieux l'homme à partager l'entrée de ce qui était son diner. De toute façon, elle sentait que leur conversation allait durer un petit moment.
Leslie pose alors sa première question. Depuis quand elle avait ses pouvoirs. Bonne question, mais probablement pas la première que Camille aurait posée. Le quand était pas forcément important, parce qu'il était évident que de toute fa4on, c'était récent pour tous deux. Cependant, elle réfléchit tout de même à la question, se demandant si avant ce jour au bord de la route, elle aurait pu utiliser sa télékinésie. Elle ne se rappelait pas, ou en tout cas, tout était trop embrouillé, vu que lors des attentats à New York c'était un véritable chaos.

Ça remontait donc des mauvais souvenirs, auxquels elle n'avait pas envie de penser, ce qui la fit jouer avec sa tresse encore sur son épaule.

« Deux jours... enfin je crois. »

Parce qu'à vrai dire, maintenant que la question était posée, elle ne saurait pas dire si durant l'attaque des aliens elle n'avait pas utilisé son pouvoir. Ou en tout cas, si c'était le cas, c'était passé inaperçu. De plus, mis à part donner des nouvelles d'elles à sa famille via facebook, elle n'avait pas vraiment eu accès à Internet, tant et si bien qu'elle n'aurait pas vu la vidéo du type blond si on ne lui avait pas montré dans le refuge. Du coup, elle ne savait pas non plus qu'une video d'elle se sauvant d'un bloc de ciment existait sur YouTube. Mais apparemment, Leslie non plus.

Quoiqu'il en soit, c'était à elle de poser une question à présent, et même si elle aurait bien voulu lui demander un simple "et toi?", elle avait bien observé la réaction de Leslie, et avait sa propre théorie sur l'affaire: c'était récent. Peut-être moins récent qu'elle, mais récent.
Non, elle avait une question bien plus importante qui lui venait, surtout pour savoir si tout était lié aux aliens et aux attaques de New York, si apr hasard, tout ceci était de leur faute. Ou alors si c'était autre chose. Personnellement, elle espérait que ça venait de ce surplus d'activité alien à New York et pas d'une autre cause inconnue. Parce qu'elle n'avait pas les réponses dans ce cas, et Leslie ne les aurait probablement pas non plus.

« Est-ce que tu étais à New York? »

La rouquine le fixa droit dans les yeux, observant sa réaction à cette question, quand elle sentit quelque chose lui taper la cheville. Ne sachant pas ce que c'était elle jeta un coup d’œil vers sa sacoche posée près de son pied, voyant un avion en papier qui était contre son pied. Camille fit alors mine de range son stylo, et lu discrètement le message - très probablement de Pan. Si c'était son vrai nom ou non, il ne s'était toujours pas présenté.
La jeune fille rangea simplement le toute dans son sac, retournant son attention sur Leslie. L'asiatique ne voulait donc pas que l'homme devant elle sache ce qu'il pouvait faire - message reçu - mais avait en tout cas envie de parler avec elle. Ou les deux. Le "you" anglais donnait parfois des petits quiproquos, mais vu qu'il avait fait parvenir le message à elle discrètement, et non pas au milieu de la table, elle ne pouvait que conclure ça: Pan non plus n'aimait pas trop Leslie pour l'instant.

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Ce que je voudrais, c'est lire dans les pensées. Regarde-les, on dirait un petit couple. C'est moi qui fait la farce, c'est lui qui récolte la dinde. Hin. Ceci doit sûrement expliquer mon célibat. Quoiqu'il en soit, je continue de travailler en jetant des regards à leur table. C'est qu'en plus, pour un peu, je vais devoir les servir.

Avec mon carnet et mon stylo, je reviens à leur table, tout sourire et je penche la tête en regardant Captain America. Si j'interrompons leur conversation ? Ca n'est pas mon problème. Il y en a qui travaillent, ici !

"Dois-je prendre la commande pour monsieur à présent ?"

Ou bien compte-t-il taper dans l'assiette de ma rouquine sans vergogne ? Ce n'est pas que je ne l'aime pas, mais venir prendre un café dans un restaurant asiatique avant d'aller s'asseoir cavalièrement à la table d'une inconnue, c'est quand même se foutre un peu de la gueule du monde. Télékinésie ou pas. Ca m'est égal. J'ai un standing à respecter.

Pour l'heure, je suis le petit Chinois esclave au grand sourire qui se fiche pas mal de ce que fait Captain America tant que la jeune pucelle ne hurle pas au loup. Auquel cas, l'Iron Man en moi pourrait bien se manifester plus vite que prévu, et avant qu'on sorte du restaurant.

Le pire, c'est que je m'en fiche. Je veux dire, ça serait n'importe quelle autre fille, ce serait exactement pareil. Quand je lui ai fait cette petite farce en arrivant, c'était hautement naturel. Si j'avais voulu la draguer, ça se saurait. Encore aurait-il fallu que j'y pense. Non, c'est juste le... Manque total d'élégance de ce type dans mon restaurant. Et surtout, elle a le même pouvoir que moi. Je suis même pas un mec exclusif ou territorial. Je sais pas pourquoi ça m'énerve comme ça... C'est sûrement parce que je me sens en prison dans mon uniforme, entre ces murs où je joue un rôle qui n'est pas absolument pas moi, alors que je préfèrerais être avec elle à discuter de ce qui nous arrive à tous les deux et qui est tout de même très loin d'être commun. Voilà. Je suis frustré.

Je tourne la tête vers la jeune fille et secoue la tête avec une moue boudeuse.

"Désolé, je n'ai plus de fruit du dragon, comme vous me l'avez demandé. Mais si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, n'hésitez pas."

Que je dis en retrouvant mon sourire d'aveugle.




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Je refusais poliment d'un mouvement de tête l'invitation silencieuse de la dénommée Camille. Il y a quelques petites choses que je n'aime pas dans la cuisine asiatique et les rouleaux de printemps en font partis alors je lui lançais un sourire tout en refusant. Je connaissais son prénom et j'apprenais rapidement qu'elle avait prit conscience de sa télékinésie peut être deux jours auparavant. Je n'avais qu'elle comme élément de comparaison aussi je ne pouvais que confirmer le fait d'avoir découvert ça avant elle mais elle comme moi n'étions pas des références. Si je voulais savoir exactement le moment où ça avait commencé, je devrais soit trouver l'origine du phénomène, soit rassembler plus de témoignages.

C'était son tour de poser des questions et je sortais de mes réflexions pour l'entendre. New york, les attentats, la guerre... - Non, j'étais ici pendant New York... Tu y étais toi? - J'avais demandé ça sans une once de curiosité agressive, plus... une question prudente. Cet événement nous avais tous touché, comme à l'époque des tours jumelles, sauf que maintenant encore les choses se poursuivaient dans les rues de la grosse pomme. Pourtant pas le temps d'argumenter plus avant que le serveur, toujours le même, venait à nouveau nous voir, me demandant si je souhaitais commander, s'adressant à Camille au sujet de sa commende intraduisible. Je n'avais envie de rien, je n'avais pas encore faim, juste froid, et cette conversation masquait mon appétit, pourtant il fallait bien que je fasse comme si, pour au moins être tranquille alors je me saisissais d'une des cartes posées dans un coin de la table et la parcourait rapidement. Je posais finalement mon doigt sur l'une des lignes comme si je lisais mot par mot avant de lever mon regard vers l'asiatique. - Des beignets flambés s'il vous plait.
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Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Bon, Leslie n'était pas à New York... Super. Ou non, pas super du tout en réalité, parce que maintenant, Camille n'avait vraiment aucune idée de où ça pouvait venir tout ça. La Télékinésie que Pan, Leslie et elle-même semblaient partager ne semblait pas venir de New York et de l'invasion alien. Pourtant, le fait que l'apparition de ces pouvoirs étranges et de l'attaque sur New York coïncident ne pouvait pas être un simple hasard. Il y avait forcément un lien: mais lequel? Parce que la rousse ne se rappelait pas avoir été kidnappée par des aliens, ni qu'on lui ait fait des expériences dessus, et n'avait plus été vaccinée depuis... un moment. Pas d'aiguille donc pour modifier quoi que ce soit dans son corps. Et si ça n'avait pas été à New York où quelque chose avait fait... quelque chose, alors comment se faisait-il que deux personnes se trouvant à des kilomètres puissent avoir exactement les même "symptômes"?
Dans un sens, regarder ça comme une maladie, qui serait transmissibles ou on-ne-sait-quoi était plus simple pour la jeune fille. Se dire que ça pouvait être soigné. Guérit. Car autant elle s'était amusée quelques instants plus tôt avec ses pouvoirs, elle ne pouvait pas voir les avantages sur la longueur. Au contraire, elle avait lu et vu assez de Science-Fiction pour savoir qu'un scientifique ou un autre voudrait la tester. Et autant les Avengers ça avait l'air fun, autant devenir un monstre de foire l'emballait pas tant que ça. Et le fait que ça semblait s'être fait magiquement, qu'il n'y avait pas d'explication rationnelle, ça ne lui plaisait pas non plus.

Camille était une fille intelligente, ou tout du moins c'est ce qu'on lui disait (sauf sa mère qui la prétendait folle quand elle partait en snowboard en pleine poudreuse à se casser des membres), donc ne pas savoir, ne pas comprendre, ne rien réussir à déduire, ça la frustrait au plus haut point. Ça la mangeait un peu à l'intérieur. Alors elle n'avait qu'un air contrit lorsque Pan revint à la table, fixant dûment ses rouleaux de printemps et en plein dans ses pensées.
Elle leva cependant la tête et regarda le serveur un instant, ne voyant pas du tout de quoi il parlait quand il parlait de "dragon fruit". Elle fronça les sourcils, puis se rappela du papier plus tôt avec sa fausse commande. Quelle idiote... et on la disait intelligente? Ouais non. On pourrait mettre la faute sur la révélation de Leslie, ou simplement sur le fait qu'elle était dans ses pensées...
La rousse sourit alors à l'asiatique. elle aurait voulu qu'il s'asseye et parle avec eux, mais elle savait qu'elle ne le verrait que dans deux heures. Elle n'avait pas vraiment de moyen discret de lui faire comprendre qu'elle l'attendrait quand il finirait son travail. Et aussi lui faire comprendre qu'elle ne dirait rien à Leslie. C'était pas son genre, de toute façon.

« Non, ça ira... merci. »

Les yeux bruns de la rousse partirent alors se loger sur le visage de Leslie, le regardant en réfléchissant. Elle ne savait pas ce qu'elle devait lui répondre. Bien évidemment, elle ne voulait pas vraiment parler de New York et de ce qui s'y était passé, surtout si ça n'avait pour finir pas de lien avec ce qui se passait. Mais elle ne voulait pas non plus lui mentir, surtout s'il avait des éléments qu'elle n'avait pas. Et toujours cette méfiance certaines sous-jacente...
Pour finir, la suissesse décida de dire la vérité, après tout, elle n'avait rien à perdre. Et au pire, elle pourra toujours lui demander de partir s'il poussait trop la discussion dans ce sens.

« J'y étais. »

Maintenant, c'était à son tour de poser les questions... mais elle ne savait pas quoi demander. Même si Leslie était clairement de l'armée, le fait qu'il ne sache rien, ou ne semble rien savoir, lui faisait penser que peut-être l'idée d'une conspiration américaine était un peu trop tirée par les cheveux. Après, elle ne connaissait pas le grade qu'il avait dans l'armée, et s'il aurait été ne serais-ce qu'au courant d'un truc secret comme ceci, alors poser cette question ne servait à rien.
Tout en réfléchissant, elle prit un autre rouleau de printemps et le mâcha doucement, ne quittant pas le militaire des yeux. La rouquine était en pleine réflexion, ne savait pas ou aller dans sa logique. Elle semblait être arrivée dans une impasse, et elle n'était pas sûre que faire demi-tour l'aiderait grandement. Il n'y avait pas vraiment de début, juste un emmêlement de cheminements possibles qui semblaient tous plus farfelus ou impossible les uns que les autres.

« Mais d'où ça vient alors? »

Se rendant compte qu'elle venait de parler à haute voix, Camille soupira et fit un signe de la min, comme pour effacer la question.

« Ne réponds pas c'était rhétorique. »

Mais il y avait autre chose qui la titillait, une question qui la taraudait. Leslie n'aurait probablement pas la solution, Camille n'avait certainement aucune idée, mais avoir une autre opinion là-dessus ne serait pas si mal que ça.

« Pourquoi tu crois qu'on a.... ça? Tu crois que c'est lié à ce qui se passe? »

Parce que malgré le fait qu'il ne semble pas avoir de lien direct entre New York et leurs pouvoirs, Camille ne voyait pas d'autre issue que ce soit lié aux attentats, aux aliens et tout le reste. C'était trop pour être une simple coïncidence, comme si quelqu'un avait prévu que cela se passe, ou avait déclenché ça pour éviter ce qui s'était passé la semaine dernière dans la ville de la côte Est. La rousse pensait que c'était lié, même si elle ne voyait pas comment.

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Dans deux minutes, je lui retourne son calebard sur la tête et je l'envoie chez McDo. Ca ou bien le porc aigre doux, ce sera pour sa tronche. J'ai pas décidé encore. Des beignets flambés. Je t'en collerais des beignes, moi. On dirait un petit chiot égaré. Et ça a le pouvoir de télékinésie. Et moi qui me voyais déjà maître du monde.

En repartant en cuisine, je me décide à cesser de jouer avec Camille, mais à faire quelques tours à Leslie. Son air de chien battu me laisse à penser qu'il n'est pas aussi à l'aise que moi avec son nouveau pouvoir. Moi, en revanche, je ne me suis jamais senti bien de toute ma vie.

Quand je ramène son plat et que je lui pose devant, avec un immense sourire toujours plus japonais qu'un chinois, je les salue, les yeux en fente postale et je m'éloigne jusqu'au bar pour encaisser quelques clients. Je garde également un oeil sur Leslie. Mais surtout sur son plat. Et chaque fois qu'il voudra prendre un beignet, j'astiquerai mon index et mon majeur pour les faire bouger.

C'est encore plus idiot et puéril que ma petite soeur de 5 ans. Franchement, j'ai pas de quoi être fier, mais j'ai que la joie que je me donne et on n'est jamais mieux servi que par soi-même, pas vrai ? Les beignets ne cessent d'éviter les doigts de Leslie, comme un aimant repoussant. Lui n'est peut-être pas à l'aise avec son pouvoir, mais ni lui ni moi n'en connaissons les limites. Attendez qu'il essaye de boire et que le café s'écarte sous son nez comme la mer devant Moïse...

Un petit coup d'oeil par ci, un p'tit coup d'oeil par là, un client à qui je souris, un autre avec lequel je ris. Je suis à des années lumières d'eux, mais j'ai la main contre ma caisse et je tapote mes doigts au rythme d'une musique imaginaire. Du moins, pour n'importe qui s'intéresserait à moi.

J'espère que Camille ne dira rien pour moi et la première chose que je fais, c'est m'exposer à ce type que je trouve profondément antipathique. Dans une cours de récré, j'aurais bien dit "J'étais là avant toi, Hombre ! Je l'ai vue le premier."




So fearless. I wonder what you're really afraid of.
Not bullet, or blood, or broken bones...
No, you get off of all this, don't you?
Cheating death... Or not.
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Lorsque le serveur repartait et que Camille reprenait je haussais les épaules sans répondre à la question qui de toute façon, n'en était pas vraiment une. J'avais aucune idée d'où ça venait mais j'étais intrigué si elle était présente à New York. Pourtant à la façon de le dire et de détourner le regard en le disant j'avais compris qu'elle ne voulait pas en parler. Je pouvais comprendre, c'était frais et traumatisant, et même si j'aurais voulu en savoir plus, vu à quel point l'armée faisait silence, je ne demandais rien de plus à ce sujet. J'attendais plutôt sa question et elle vint rapidement. - Je... J'en sais rien. Peut être. Mais comment? Si c'est vraiment lié alors quelqu'un a orchestré ça. Et qui serait capable de ça? Comment générer ces... "dons"? - Pouvait-on vraiment parler de don? C'était encore assez nébuleux comme histoire et même le mot télékinésie me semblait irréel.

Le serveur revenait à notre table avec mes beignets et je le remerciais avant qu'il ne reparte. J'avais toujours pas faim mais l'odeur du sucre avait quelque chose d'attrayant, question de gourmandise, et je jouais un peu avec l'un d'eux avant de le piquer de ma fourchette. Enfin c'est ce que j'aurais fait si je n'avais pas raté le beignet. Il faut dire que je n'avais pas la tête bien en phase, mon esprit obnubilé par toutes ces questions et ces interrogations. Sans vraiment y réfléchir je piquais à nouveau, dans la foulée, et ratais à nouveau ma cible. Me redressant sur ma chaise je fixais le beignet, roux et encore fumant. Je le fixais et lançais ma fourchette, rapide et précis, et je voyais le beignet l'éviter, glisser comme si ma fourchette elle même le repoussait par sa simple présence. Agacé je levais mon regard vers Camille. - Tu arrêtes ça s'il te plait? - Avais-je dis entre mes dents. Une fois c'était drôle, deux fois ça devenait moins amusant et vu mes tentatives elle ne pouvait pas ne pas m'avoir vu. J'avais pas faim mais le simple fait qu'on m'en empêche me donnait envie de bouffer ce truc.
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Goodbye tranquillity
avec Eric, Leslie & Camille


Note: Quand Camille parle de anglais, le texte est en violet. Quand elle parle en français, c'est en bleu!

Bon génial. Leslie avait l'air même plus paumé qu'elle et franchement, vu que lui était tranquillement chez lui et elle était à un océan de chez elle, c'était vraiment difficile d'être plus paumée qu'elle! Parce qu'il était facile de deviner qui aurait pu orchestrer ça. Si vraiment c'était lié aux attentats de New York, alors deux solutions s'offraient: soit les envahisseurs avaient fait ça, pour une raison ou une autre. Probablement pour avoir des soldats humains qui pourraient mieux s'infiltrer et détruire de "l'intérieur" les gouvernements de la Terre. Mais là, la question serait de pourquoi ce n'aurait pas été plus contrôlé, qu'ils n'aient pas été kidnappés, même plus tôt, plutôt qu'après la première attaque.
L'autre solution, et la plus probable, était que c'étaient des ennemis des envahisseurs qui avaient fait ça, dans le but de donner à la Terre un moyen de se défendre, voire de se donner des alliés dans ce combat. Qui et comment, là étaient de bonnes questions, mais le pourquoi était plus ou moins évident maintenant que Leslie posait les questions.

Il était donc presque évident qu'un troisième groupe était lié à toute cette histoire, mais maintenant la question était de qui? Il se pouvait que ce soit le gouvernement avec une expérience scientifique folle, et que lors de l'attaque, quoi que ce soit qui ait été crée se soit répondu de manière non-contrôlée. Du coup, l'explication possible c'est que quelque chose dans leur corps fasse qu'ils y soit réactifs. Cependant, Camille ne voyait pas vraiment comment un truc du genre aurait pu se répandre autant à New York qu'à Chicago, ou encore entre les deux villes. De plus, elle ne savait pas combien de gens, mis à part Pan, Leslie et elle, étaient affectés.
Une autre solution, qui semblait pourtant plus farfelue, était qu'une autre race alien était venue pour empêcher l'invasion, ou donner aux humains inférieurs un moyen de se défendre. Avec un niveau technologique plus élevé, donner à quelqu'un des pouvoirs étrange était peut-être possible. Mais pourquoi alors ne pas arrêter l'invasion d'eux-même? Le pourquoi semblait alors plus flou dans ce cas, et s'imaginer que deux races aliennes se retrouvaient sur Terre en même temps la laissait dubitative. Mais quand on a déjà vu un énorme vaisseau spatial vous tirer dessus, parfois on commence à croire à des trucs étranges.

Camille en était plus ou moins à là dans son raisonnement lorsqu'elle vit les beignets de Leslie bouger seule. D'abord elle ne réagit pas, jusqu'à ce que ce dernier lui demande d'arrêter son petit jeu... Sauf que ce 'était pas elle.
Très franchement, elle aurait eu envie de se retourner et fusiller du regard Pan, mais la rousse savait très bien que c'est comme ça que Leslie avait deviné que le coup de la chaise venait d'elle et elle ne voulait surtout pas dévoiler le secret de l'asiatique. Elle ne pouvait d'ailleurs pas non plus se venger, vu qu'elle faisait dos au malfaiteur, et ne pouvait donc pas user de ses pouvoirs télékinétiques sur les alentours et balancer des verres à la tronche du type. Du coup, elle n'avait qu'une chose à faire: prendre sur elle et couvrir les arrières du farceur. Il lui paiera.

C'est pourquoi, la rousse sourit simplement, prenant son dernier rouleau de printemps et le trempant dans la sauce. Juste avant de mordre dedans elle lança sur un ton narquois:

« Essaie de le tenir sur place, ça t'entraînera. »

Très franchement, elle aurait fait ça elle-même, pour tenter d'arrêter les farces de Pan, mais elle avait peur de ne pas y arriver et que le militaire se doute de quelque chose. Du coup, autant faire semblant d'être une grosse salope (ce que bon, vu qu'il ne se méfiait pas du serveur, Leslie devait penser qu'elle était, vu qu'elle avait fait une sale blague à un pauvre innocent) et faire passer ça pour sa propre plaisanterie.
Cependant, elle n'était pas encore prête à lâcher la discussion, et avait encore une question qui lui brûlait les lèvres. Elle décida de jouer son rôle à fond, vu que Leslie en soi n'avait pas réellement posé de question à laquelle elle avait répondu, et continua une fois son rouleau finit:

« D'ailleurs je te compte ça comme une question. Elle sourit à nouveau, avant de reprendre: Est-ce que je suis la première que tu rencontre et à qui tu as parlé de ça? »

c'étaient deux questions en une, mais tant pis. Camille était bien obligée de jouer ce jeu débile; après tout, elle s'était mit toute seule dans la merde.
Mais la prochaine fois, elle pointerait le serveur du doigt.

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